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12月20日 Comming outOui, il est temps ! Temps de tout avouer, de crier la vérité à la face d'un monde prude et intolérent...
JE SUIS RECEPTIONNISTE (et j'aime ça !)
Je sais le choc est rude à encaisser mais j'ai finalement trouvé ma voie après des années de doute et d'errance.
Quand d'autre s'engage sur le chemin semé d'embuches de l'éducation avec ses semaines de congés payés à la pelle, ses horaires réguliers et un salaire confortable, j'ai fais le choix du salaire de misère, des horaires à la con et de l'oubli du mot même de vacances.
Malgré toute la fougue, le bagou et le charisme de notre cher président, je suis rester sourd à ses appel désespérés. Moi j'ai choisi de travailler plus pour gagner moins !
Je ne connais pas les 35 heures, les jours fériés, les dimanches de glandouille et, pour couronner le tout, je bosse à Paris (jete rappelle que je vs à Amiens en théorie).
Je sers le client et c'est ma joie.
Pas la peine de pleurer sur mon sors, je suis peut-être maso, mais j'aime vraiment mon taf.
En plus, en ce moment, j'ai quelques compensations :
- l'ambiance est bonne
- mon boss est cool
- je suis le seul mec à la réception (autant dire que j'ai mon petit harem perso)
- les tips sont presque intéressants (tips = pourboires)
Et bientôt si tout se passe bien, je serai boss à mon tour et pas trop loin de mon chez moi.
La vie est belle, non ? (la bonne réponse à cette question est non mais voilons nous la face pour garder le moral)
"J'aime pas trop les voleurs et les fils de pute"C'est sur belle phrase d'Orson Welles que je fais mon retour fracassant sur mon "space".
Depuis mars dernier, j'avais réussi à prendre du recul par rapport au net et à son inutilité sociale (en même temps c'est moi qui cherche, je ne suis pas sur face book), mais là je sors de mes gonds (le dingue, carrément).
Vous avez peut-être remarqué que parmis mes "amis" recensé sur ce site (y en à deux qui se battent en duel, ça devrait pas être trop dur de trouver de qui je parle), l'un d'eux s'amuse à pomper dans mes albums photos pour donner un peu de substance à une page autrement bien vide (et pan dans ta gueule). Au delà du caractère plagière de ce vol infâme, c'est surtout que j'attendais des photos plus perso de leur part, du genre interdit au moins de 18 ans. Amère déception, les seules photos inédites sont des photos de pochtrons en grappe ou de meubles entassés...
Tans pis, je vais devoir mettre en lignes les photos volées à leur insu. Et là on va se marrer. 3月22日 300Promis, je t'embête pas longtemps.
Je viens de pondre une petite critique du film 300.
C'est ici que ça se passe :
Enjoy ! 3月1日 Fistül will be back soonQue de nouveauté en ce mois de mars tout neuf !
Déjà, j'ai retrouvé mon clavier dans le capharnaum qu'est mon bureau ainsi que l'adresse de ce blog qui a bien pris la poussière. Mais que veux-tu ? La vie est ainsi faite et les embûches sont nombreuses. Pour le coup, je me suis fait violence (pas trop quand même, je suis douillet... Pas le judoka de pièce jaunes bien sûr mais tu avais compris), j'ai mis Final Fantasy 12 sur pause (je sais, je suis un surhomme) et me voici.
Bon, c'est quand même pas une visite de courtoisie. J'ai des trucs à dire.
D'abord un peu de pub : Outremonde a déménagé. J'ai déjà corrigé le lien donc vas y vois si j'y suis (et en ce moment j'y suis).
Du coup, la transition est facile. Je suis en train de finir le deuxième épisode des aventures de Fistül. Le premier est toujours disponible en téléchargement là :
Le second le sera très bientôt.
Et comme je suis super sympa, je vous mets le début en esclu. Accroche toi à ton slip en mailles, c'est parti.
- Qu'est-ce qui ne peut pas durer comme ça ?
- Ca ! Tout !
Fistül avait du mal à reprendre son souffle. Dans son dos, l'épée se balançait au rythme de ses inspirations désespérées.
- Moi, j'trouve qu'on s'en sort pas trop mal, dit-elle.
- Ah bon ! Parce que pour toi, tuer la moitié des gens qu'on croise c'est s'en sortir pas trop mal ?
- Oui. Si on les tuait tous, là ce serait vraiment quelque chose ! Mais tu n'es pas assez entraîné, pas encore assez fort.
- Et je m'enfuis toujours trop tôt, je sais. Tu me le répète assez souvent. Mais là, ils étaient quand même deux !
- Et alors ? Nous aussi
- C'est pas pareil !
- Excuse bidon. On aurait pu se les faire, et à l'aise encore. Un peu plus, deux minutes, et je décapitais le gros
- T'es vraiment une maniaque. T'as un vrai problème tu sais, avec le sang, la mort... T'as pensé à en parler à quelqu'un.
- Et qu'est-ce qu'on fait là ?
- Laisse tomber, t'as gagné !
Fistül s'extirpa péniblement du roncier dans lequel il avait sauté un bon quart d'heure auparavant. Il avait ainsi échappé à l'orc qui les poursuivait et s'en félicitait chaudement quoi qu'en pense cette empêcheuse de fuir en rond. C'est que, même s'il avait réussi à garder la tête sur ses épaules, le "gros" n'avait pas semblé en être reconnaissant pour autant. Peut-être que la mort de son compagnon, un grand échalas à tête de chien, y était pour quelque chose.
Tout en retirant les multiples épines qui constellaient son corps chétif, Fistül se remémorait les nuits passées. A la faveur de l'obscurité, ils n'avaient fait que peu de rencontres depuis qu'ils avaient quitté le clan, quelque trois semaines plus tôt. Trois semaines. Une éternité. Le gobelin ne se rappelait même plus quand il avait commencé à penser à la première personne du pluriel. L'épée était devenue la seule personne, non, la seule chose à qui... à quoi se raccrocher depuis qu'il était devenu un fuyard.
Fistül repris sa route, anxieux. Au moindre bruit suspect, il se figeait, prêt à bondir dans les buissons qui bordaient le ridicule sentier qu'il suivait.
- Tu sais, il est loin maintenant !
Il fallait toujours qu'elle fasse ses petits commentaires mesquins.
- Mouais, on sait jamais. J'ai aucune envie de me retrouver nez à nez avec lui s'il décidait de rebrousser chemin.
- Je ne pense pas que ce soit le genre de créature à se soucier de la dépouille d'un de ses compagnons. Ou de qui que ce soit d'ailleurs.
Fistül ne se donna pas la peine de répondre. Il s'était habitué à ce que l'épée ait le dernier mot.
Le premier quartier de lune qui brillait haut dans le ciel éclairait à peine la vallée qu'ils traversaient. Le gobelin s'étonnait d'ailleurs que sa compagne n'ait encore fait aucune remarque à ce sujet. Peut-être y échapperait-il cette nuit.
- Comment t'arrives à voir où tu poses tes pieds ? Il fait aussi sombre que dans le cul d'un troll.
Raté.
C'était reparti pour un tour. Ils allaient échanger les même arguments que chacune des nuits précédentes. Mais pour une fois que Fistül avait le contrôle de la situation, il avait décidé de ne céder sous aucun prétexte.
- Je vois très bien dans le noir.
- On appelle ça être nyctalope.
- C'est pas une insulte ça ?
- Ah ah ah ! Très original !
Hein ?
Spa grave !
- Ah ?
Tu sais les gens civilisés vivent de jour, poursuivit-elle.
Les gens civilisés ne tuent pas par plaisir non plus.
- Je suis plus puissante de jour.
- Tu tuerais plus de gens encore.
- Ca dépend, on croiserait moins de coupe-jarret.
- J'en doute. Et puis, l'elfe de l'autre nuit n'avait rien d'un brigand.
- Il avait un arc ! Et puis, t'étais bien content de le bouffer, non ?
- ...
- Allez, sois sérieux, tu ne crains même pas la lumière du soleil.
- Je sais, mais ce serait renoncer à une tradition ancestrale, piétiner toute ma culture.
- Tu parles ! La seule culture de tes semblables, c'est bouffer des cadavres humains.
En général, la discussion s'arrêtait ainsi. Fistül faisait semblant de bouder, laissant ainsi le dernier mot à l'épée et il était tranquille jusqu'à la nuit suivante.
- Tu sais, c'est indispensable si tu veux vraiment accomplir la prophétie.
Sous le coup de la surprise, Fistül s'arrêta.
- Quoi ? Mais tu me l'avais jamais dit ça !
- Je sais, ça vient de me revenir.
- Comme par hasard...
- Si, c'est vrai. Je me souviens d'une phrase qui dit... Eh, t'as entendu ?
- N'essaie pas de changer de sujet !
- Chut.
Fistül tendit l'oreille à tout hasard. Il n'entendit rien d'autre que le calme de la nuit.
- Tu vois, y a rien du t...
Un cri étrange vrilla l'air. Fistül bondit dans le buisson le plus proche.
Du moins, il avait essayé. Ses pieds avaient bien quitté le sol, la trajectoire semblait bonne et il aurait du atterrir plus ou moins brutalement au milieu des branchages. Au lieu de quoi, il se retrouvait les quatre fers en l'air au milieu du sentier poussiéreux, incapable de se relever. Dans son dos, l'épée semblait encrée au sol.
- D'accord, d'accord. On va voir !
1月31日 Les bonnes surprises du NetJ'étais tranquillement en train de chercher du pron (faut inverser les lettres pour pas être repéré) sur le Net (pas de fausse modestie, ça sert à ça !) quand je suis tombé sur un truc bien sympa : Hellholes (non, juré, c'est pas du cul).
Cette webserie est faite pour les amateur d'humour et de fantastique mais anglophones (désolé pour toi qui ne parles pas la langue de Tony Blair, t'as qu'à regarder les images) :
Comme souvent, faut se taper une pub avant d'accéder à l'épisode mais c'est pas ben grâve.
Je ne mets pas le lien pour l'épisode 2, si tu es dégourdi, tu le trouvera tout seul.
Note que tu peux aussi télécharger gratuitement les épisodes sur ce même site.
La vie est belle, non ? 1月27日 Enquêtes scientifiquesDR HOUSE
Genre :
Enquêtes médicale
L'histoire :
En plus d'un nom rigolo, le Docteur House est handicapé de la jambe et marche avec une canne. Alors, pour pas qu'on se moque de lui, le Docteur House a décidé de ne pas rencontrer ses patients et de les soigner à distance, via ses assistants. Heureusement, le Docteur House est très fort comme docteur, c'est le top du top des diagnosticiens.
Comme le docteur House est très fort, il ne veut pas s'occuper des malades ordinaires parce qu'un rhume, c'est trop naze comme maladie. Pas de bol, le docteur House a une patronne qui l'oblige à faire des consultations. Du coup, le Docteur House se venge sur les malades qui n'ont rien demandé.
Mais comme le Docteur House a le cul bordé de nouilles, l'hôpital dans lequel il travail est l'épicentre d'un phénomène naturel des plus étranges. Tous les gens qui ont une maladie vachement rarissime habitent à-coté. Le Docteur House va pouvoir justifier son salaire.
Acteurs vus ailleurs :
Euh... Non. Du moins pas à ma connaissance. Les assistants ont bien des gueules de "j'ai joué dans un Soap" mais j'ai pas envie de faire de recherches.
Violence :
J'ai pas encore vu beaucoup d'épisodes, mais pour le moment, la scène la plus violente se résume à une ponction lombaire.
Sang :
Même pas sur les blouses
Nudité :
Si quelques pauvres décolletés vous suffisent...
Sexe :
A un moment, un lit tape contre le mur et on entend des gémissements.
Fun :
Ah ça oui ! Si comme moi, tu aimes l'humour né de la franchise poussée à son maximum, tu rigoleras.
Emotivation :
Un peu. Comme dans toute série d'hôpital, des patients meurent ou risque de mourir et ça, c'est trop triste !
A suivre :
Non, chaque épisode relate un cas différent et peut être vu indépendamment des autres.
Mon avis à moi que j'ai :
Comme souvent dans les séries hospitalières, on comprend rien à ce que disent les médecins et on s'en fout. Dr House c'est un peu ReGenesis à l'hôpital, Monk aux urgences ou encore Numb3rs avec de l'intérêt et un minimum de crédibilité. Personnellement, ce n'est pas le cas médical qui m'intéresse mais la façon dont le Docteur House va résoudre l'énigme en torturant ses collègues, assistants et patients. Toute la série tient uniquement sur ce personnage. Il faut voir si à la longue, l'originalité ne va pas basculer dans la lassitude. Au bout de 6 épisodes, ça tient encore la route.
Je n'ai malheureusement pas vu la série en VO, mais la VF est convaincante.
REGENESIS
Genre :
On va tous crever
L'histoire :
Le docteur David Sanstraum est un super généticien. Il travaille au Norbac (oui je sais, à une lettre prêt...), un super labo de recherche à Toronto. Même s'il déteste tout le monde, le docteur Sanstraum est le seul espoir de l'humanité face au bio terrorisme, au clonage, au sida, à la vache folle etc... Le docteur Sanstraum est tellement fort que son équipe et lui réussissent, grace à une pipette et un gros microscope, à trouver des solutions en deux jours à tous ces problèmes.
Faudra que je demande à mes amis scientifiques, mais j'ai un doute quant à la crédibilité du truc...
Acteurs vus ailleurs :
Nop
Violence :
Mouais.
Sang :
Un chouille
Nudité :
Pas vraiment
Sexe :
Hors caméra
Fun :
Où ça ? Ah si ! Si on cherche bien, des fois, le docteur Sanstraum sort une vanne drôle.
Emotivation :
Peut mieux faire
A suivre :
Oui, à priori mais j'ai du mal.
Mon avis à moi que j'ai :
Je m'accroche, j'essaie de comprendre ce qui se passe, mais je trouve la série très brouillon.
A part les deux premiers épisodes, plutôt accrocheurs et réussis, c'est palpitant comme faire la queue à la Sécu.
Je n'arrive pas à m'intéresser à la vie des personnages.
Le fil rouge est quasi inexistant.
Si je continue à regarder, c'est juste pour obtenir l'explication de la scène d'ouverture du premier épisode (qui se déroule 6 mois après ce que raconte la série et qui est bizarrement très prometteuse) et pour pouvoir noter avec précision toutes les causes possibles de ma mort prochaine. Une vraie thérapie, bien anxiogène, pour un hypocondriaque comme moi.
NUMB3RS
Genre :
J'utilise un chiffre dans mon titre pour faire staïle et je trouve qui est le coupable entre deux parties de Sudoku.
L'histoire :
La police de je-sais-pas-où est vraiment naze mais a plein de pognon. Alors, elle engage un mathématicien pour résoudre les énigmes les plus ardues.
Acteurs vus ailleurs :
Le personnage de je-sais-pas-qui est interprété par je-sais-plus-qui qui jouait je-sais-pas-qui dans Ally McBeal. Mais il est connu.
Violence :
Sûrement
Sang :
C'est possible
Nudité :
Pourquoi pas ?
Sexe :
Allons bon
Fun :
Comme un cours de math
Emotivation :
Si je pleure, c'est parce que je baille trop
A suivre :
Sans moi
Mon avis à moi que j'ai :
L'idée de base est très con, les rares épisodes que j'ai vus sont chiants comme la pluie et ne tiennent pas la route dix secondes.
Je ne m'explique pas le succès de cette série. 1月26日 Suites improbables, le retourJe finis ici ma revue d'archive avec deux nouvelles anciennes critiques.
Battle Royale 2
Et oui, encore une suite improbable ! Mais là, on entre dans une catégorie de film qui va en laisser plus d'un sur le côté. Comme d'hab, un petit résumé du premier : Le Japon part en couille ! Les méchants jeunes foutent trop la merde, y en a marre ! Du coup le gouvernement a la solution : choisir une classe de lycée au hasard tous les ans et faire s'entretuer tous ses élèves ! Ca c'est de l'idée !
On embarque tout ce beau monde sur une ile, on fixe une bombe sur tous les élèves (histoire de les calmer s'ils ne se tuent pas bien gentiment), on leur donne une arme chacun (ma préférée, c'est le couvercle de casserole !) et roulez jeunesse.
C'est violent (voire gentiment gore), complètement inutile, très japonais (dans le traitement des sentiments ou les dialogues par exemple), mais moi, j'ai adoré (oui, j'ai un peu une âme de psychopathe...).
J'ai été scotché à mon siège au ciné la première fois, j'ai beaucoup ri dans mon salon la seconde et je crois que j'ai définitivement perdu la compréhension de mon père quand je lui ai montré (bon, j'avoue que la quatrième fois, le film perd de son impact et de son humour et devient vite long).
A noter, la toujours superbe perfomance de Takashi Kitano en prof complètement barj'. Ce mec est l'acteur japonais du siècle (en même temps j'en connais pas beaucoup d'autres).
Passons maintenant à la suite. Parce que oui, il y a eu une suite à ce film qui n'en demandais aucune malgré la fin ouverte du premier. L'histoire du 2 est dramatiquement simple : Malgré les gros effort du gouvernement japonais, ça ne va étonnamment pas mieux dans le pays. Du coup, la loi Battle Royale est maintenue. Mais maintenant, plus question d'envoyer les élèves s'entretuer tout seuls sur une ile perdue. On a trouver mieux : les envoyer trucider la bande de jeune qui a déclaré la guerre aux adultes entre les deux films. Bon bah voilà, c'est tout ! Le scénario tient sur deux, trois lignes et manque cruellement de l'originalité qui m'avait plu dans le premier. On envoie des jeunes tuer d'autres jeunes mais comme ils ne se connaissent pas, pas d'état d'âme (enfin, moins) et pas de drame psychologique comme dans le premier. C'est juste la guerre en miniature et c'est très chiant ! Le film est émaillé de messages de propagande anti-adultes complètement surréalistes et très long, de bon sentiments d'entraide et de fraternité entre jeunes. La réflexion bidon sur "mais bon sang mais c'est bien sûr, nous aussi on finira par devenir adultes, mais qu'est-ce qu'on va devenir, oh là là c'est terrible" finit par arriver alors que le spectateur y a pensé dès le générique de début.
Les acteurs jouent comme des buches (et ça ne vient pas de la VF, j'ai vu le film en VO) et Kitano n'est pas là pour rattraper le coup. Le prof de service tente vainement de marcher sur les traces du maître dans des scènes quasiment copiées/collées sur le premier. Les personnages sont aussi charismatiques que des phasmes et on se fout royalement de leur survie. Que dire d'autre ? Le film offre bien sa dose de massacres et de sang mais c'est du vu et revu. Spawn
Bon, c'est pas une suite ratée mais je n'ai pas pu resister au jeu de mot dans le titre (parce que oui, le titre est drole et si t'es pas content c'est pareil).
J'ai retrouvé le film, je l'ai revu et... c'est nul à pleurer.
Dès l'intro genre voix off, on sent qu'on va pioncer sévère. Et là, pour confirmer, arrive le générique tout en flammes qui doit avoir obtenu le césar du plus long générique de tous les temps. Il a quand même le mérite de donner le ton : ce que vous aller voir va être moche ! On a droit à des effets numériques grossiers et à un visuel aussi sombre que celui de "Batman et Robin" (tient, un autre navet...). La palme revient, je crois, à l'enfer (aussi bien foutu que celui de South Park) et au Diable, expressif comme une fougère. En plus d'être visuellement très laid du début à la fin, les scénariste du film (si, si, on appelle ça comme ça même pour un film de ce type et même quand l'histoire de base est écrite par un autre) ont pris le comics et on tranquillement recopié les bulles. Ce qui donne des dialogues improbables. Quelques exemples : Le Clown/Violator (le méchant) à Spawn (le gentil, qui je le rappelle, revient de l'enfer) : - Si tu échoues, tu mourras ! ou - Sais-tu que même mort, tu peut encore mourir ? ou encore, alors que les porte d'un ascenseur s'ouvrent : - Ah ! Voilà l'ascenseur ! Le choix des acteurs est aussi très étrange : - On trouve un Martin Sheen surjouant à mort dans un film qui certes, rentrera dans la catégorie "tous les acteurs paient des impots", mais qui restera malheureusement (pour lui et pour ses fans) dans sa filmographie.
- Le Guide du Bien ressemble à un Chuck Norris qui aurait pris 20 kilos, d'abord déguisé en gardian puis en chevalier avec armure en maille.
- Et, pour finir cette sélection, une méchante jouée par une inconnue, présente uniquement pour remplir le quota de blonde à l'écran (ou de gros seins, ce qui souvent revient au même). Elle est habillée tout en cuir (en cuir moche en plus), et c'est ce dernier personnage (dont l'actrice à, j'espère, réussi à oublier jusqu'à l'existence pour continuer à se regarder dans une glace) qui ose sortir à Spawn : - quel joli déguisement ! De toute façon, ce personnage ne servant à rien, il finit par mourir assez vite. Le film n'en finit pas de finir, avec des scènes de combat à rallonge dont on espère à chaque fois que se sera la dernière (encore une fois, la pire étant celle se déroulant en enfer, pénible de laideur et d'effets spéciaux ratés) et des épilogues successifs, sans oublier la fin ouverte de rigueur (pitié, ne faites jamais de suite). La seule scène à garder dans ce film est celle, gigantesque, grandiose, de l'opération à coeur ouvert de Martin Sheen sous anesthésie locale. Authentique ! Bref, Spawn était politiquement incorrect, sombre et violent en comics. En film, c'est juste raté. Eratoum et minute culturelle"Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa" comme disait Napoléon à sa fille après avoir fini le pot de Nutella.
Je me suis lourdement trompé dans la note précédente et comme je sais que tu es à l'affut de tout dérappage de ma part, je corrige immédiatement. Pas besoin d'envoyer les RG.
Lors donc, dans ma chronique sur Deadwood, je citai Buffalo Bill. Las ! Point de Buffalo dans cette série, le Bill en question n'étant autre que Wild Bill Hickock.
(Traduction du paragraphe précédent pour amateur de Skyblog perdu sur cette page par erreur : Je m'é trompé hier qd j'avé parlé de Deadwood. C pa Bufalo Bill qui ya dedans mé Wild Bill Hickock).
Petit rappel pour toi, qui ne connais pas bien l'histoire de la conquète de l'Ouest (et qui ne connais pas Wikipedia puisque ce qui va suivre est directement pompé de là bas, avec les risques que cela comporte. Mais moi je m'en fous, je suis un vrai aventurier) :
WILD BILL HICKOCK
James Butler Hickock de son vrai nom.
Il est né il y a très longtemps et il est mort il y a moins longtemps (39 ans plus tard) mais c'était au temps des cowboys.
D'abord cocher puis garde du corps, il s'engage dans les forces de l'Union pendant la guerre civile. Comme il est très fort, on lui donne le surnom de Wild Bill (cherche pas la logique). Après la guerre, il devient sherif adjoint puis éclaireur dans l'armée. Il redevient shérif, tue des gens, se fait des ennemis et finit par se faire tuer d'une balle dans le dos lors d'une partie de poker.
Une bien belle vie.
BUFFALO BILL
William Frederic Cody de son vrai nom.
Né plus tard et mort plus vieux (71 ans) que Wild Bill, mais toujours à l'époque des cowboy.
Eclaireur puis postier (je sais, c'est plus classe de dire qu'il a été dans le Poney Express). Il obtient son surnom en fournissant de la viande de bison aux ouvriers du chemin de fer et gagnant à "qui à la plus grosse" contre un autre Bill en tuant 68 bisons contre 48 en une journée (c'est beau la chasse !).
A part ça, c'est surtout un des premiers Monsieur Loyal et un des premiers fournisseurs de spectacle à Disney, puisqu'il crée le Buffalo Bill's Wild West Show (dans lequel se produira Wild Bill, son pote).
Evidemment, c'est plus facile de vivre longtemps quand on tire (même bien) sur des cibles plutôt que sur des vrai gens.
Voilà, l'erreur est réparée, ta culture un peu plus édifiée. Comme dirait le grand Schtroumpf "tout est bien qui finit bien" !
Ah si, encore un truc. Deadwood existe vraiment dans le Dakota du Sud (aux Etats-Unis, pas dans la Drome évidemment) et la plupart des évènements de la série sont basés sur des faits réels. 1月25日 DeadwoodDEADWOOD
Genre :
Cocksucker Western
L'histoire :
Deadwood est une charmante petite ville reculée des Etats-Unis où les gens s'aiment et se respectent comme de gentils colons américains. Les enfants vont à l'école, les mère restent à la maison et les père coupent du bois... Attendez, là je dois confondre avec une autre série...
En vrai, Deadwood est un camps illégalement construit hors des frontières de l'Union en territoire indien par des colons peu scrupuleux. Il n'y a aucune loi à Deadwood hormis celle du plus fort et celle du commerce. Et le commerce le plus fort, c'est le Gem Saloon.
Le patron du Gem, Al Swearengen , est pret à tout pour conserver sa main mise sur la ville et surtout continuer à faire des affaires pépères (comprenez vendre de l'alcool et des putes aux chercheurs d'or sans que les indiens ou la cavalerie ne le fasse chier). Manque de bol, Seth Bullock, un ancien Shérif, débarque pour monter une quinquaillerie...
Acteurs vu ailleurs :
Comme souvent dans les séries ricaines, tous les acteurs sont apparus dans d'autres séries mais certains ont retenus mon attention :
- Le médecin alcoolique de Deadwood n'est autre que Brad Dourif, vu récemment dans le Seigneur des Anneaux (Grima) mais aussi dans Vol au Dessus d'un Nid de Coucou (son premier rôle) ou encore dans Myst III : Exile (sur lequel je me prends la tête en ce moment).
- George Hearst est joué par Gerald McRaney. Ce nom ne vous dit probablement rien, mais si vous avez beaucoup regardé la télé il y a une dizaine d'année vous reconnaitrez Major Dad. Si c'était il y a 20 ans, vous reconnaitrez un des Simon de Simon et Simon.
- Buffalo Bill est joué par Keith Carradine, vu dans "je suis le frère de David".
- Alice Krige fait une apparition dans Deadwood, comme elle avait fait une apparition dans les 4400 (ou dans Silent Hill... mais que voulez-vous, il faut bien travailler).
- Timothy Omundson a un nom à coucher dehors (comme moi, je sais) et un petit rôle dans Deadwood. Il a également un rôle récurrent dans Psych (une série dont il faut décidemment que je te parle).
Violence :
On est pas dans Impitoyable mais pas loin. Fan de gunfights à la Il Etait une fois dans l'Ouest, passe ton chemin. Ici les problèmes se règlent plutôt à coups de couteau entre les omoplates et les corps disparaissent vite dans les cochons de M. Wu plutôt que chez le croque-mort de Lucky Luke.
Sang :
Pas mal sur le plancher du Gem.
Nudité :
Crasse, l'hygiène étant ce qu'elle est dans ces conditions. Les putes remplissent les quotas de poitrines lourdes. Avis aux amateurs.
Sexe :
Beaucoup de pipes. Mais là encore, rien de très excitant.
Fun :
La série n'est pas une comédie mais Al Swearengen est absolument génial de méchanceté.
Emotivation :
Un peu. Mais le genre limite les effusions de larmes. Le Far West, c'est pas pour les fillettes.
A suivre :
Oui. Chaque épisode relate une journée à Deadwood. Les jours ne se suivent pas forcément avec régularité mais tu devra prendre la série dans l'ordre pour bien comprendre les intrigues qui se mèlent.
Mon avis à moi que j'ai :
Deadwood à un rythme très particulier. Il ne se passe bizarrement pas grand chose de très impressionnant à l'écran mais je me suis pris d'affection pour les personnages (Al en particulier mais aussi le Doc ou Calamity Jane).
Le grand plus de cette série, c'est qu'elle n'est pas manichéiste (pour les deux du fond, ça veut dire pas d'opposition gentils/méchants) et le destins des personnages est incertain, voire surprenant.
Enfin, l'ambiance est très réaliste et j'imagine que la vie à l'époque devait être plus proche de celle là que de celle de La Petite Maison Dans La Prairie. 1月23日 Suites improbablesBon allez, soyons fous, tant que je suis chaud. Je t'ai trouvé mes précédentes critiques postées à l'origine sur BDGest'. J'espère très sincèrement que la qualité intrinsèque des ces petits textes hargeux leur permettront de rester dans l'Histoire.
Et comme dirait Moustic : BANZAÏ
xXx, the next level
Un niveau de plus, mais dans quoi ? Le premier xXx m'avait bien plu. On tue James Bond au début, on prend un mastard anti-social, on lui colle un flingue et il doit sauver le monde. C'est bourré d'action, d'invraissemblances... mais au moins c'est drôle, ça se prend pas au sérieux deux seconde ! Le second par contre m'a pas décroché un sourire une fois. C'est juste lourd ! Lourd dans l'action (bourrin à mort), lourd dans les dialogues, lourd dans le patriotisme à deux ronds et lourd dans le choix de bien mettre en valeur la communauté noire américaine (gangster, poufs, belle bagnoles, rap, aucun cliché quoi !). La seule chose légère, ça doit être le scénario, dans lequel on glisse deux ou trois renversements de situation bateaux et bidons. On a même droit aux grosses bagnoles qui vont vite (le 4x4 me fait encore réver), on se croit dans Fast and Furious. Le summum c'est, au choix, le combat de char d'assaut sur un porte avion, où la course poursuite entre un train et une voiture (ou la voiture arrive a sauter depuis la route sur la voie ferrée à 160 miles/heure et à continuer sa course sans problème). Malgré tout, il y a quand même un truc à sauver dans ce film. Une seule réplique. Mise en situation : les gentils gangster vont prendre d'assaut la maison blanche avec trois caisses de luxe (en face y a l'armée la plus baleze du monde avec des tanks mais y zont pas peur quinze seconde, c'est des durs). Là, le nouveau xXx (avec sa gueule de "j'ai plus de zigomatiques" ) dit au gentil flic :
- l'avenir du monde libre est entre les mains d'une bande de truands et de voleurs. Ce à quoi le flic répond : - Pourquoi ce soir ça devrait être différent ? Au milieu d'une heure trente de patriotisme et de bons sentiments, ces deux phrases valent leur pesant de cacahuètes. Dans la série des suites improbables qui n'auraient jamais du voir le jour :
Une nuit en enfer 2
Avant tout petit résumé du premier pour avoir un mètre étalon : Deux truands (les juste énormes Clooney et Tarantino, excusez du peu), recherchés par la police de tout les Etats Unis pour braquages, meurtres et enlèvement, cherchent à atteindre le mexique, histoire d'être pénard (là faut quand même qu'on m'explique à quoi sert interpol). Manque de bol, sur le chemin, le plus jeune frère pète encore un cable et trucide la vieille prise en otage. Du coup, les frangins prennent un pasteur et ses deux enfant pour la remplacer. La première moitié du film est bien dans la veine Tarantinesque, personellement j'adhère ! La suite est encore meilleure, puisque, avant de passer la frontière, tout ce petit monde doit passer la nuit dans un bar pitoresque. Manque de bol, les patrons sont des vampires. Et là, c'est la boucherie... Autant vous dire tout de suite, c'est un de mes films cultes.
Une nuit en enfer 2, maintenant. Alors là, attention, c'est un chef d'oeuvre dans le genre film raté. Le scénario en quelques mots : Une bande de braqueurs se retrouve pour... braquer une banque. Jusque là rien d'extraordinaire, c'est juste incroyablement original et surtout très long. Il ne se passe rien pendant un bon quart d'heure de plus et là, la nuit tombe. Les braqueurs s'arrêtent dans un motel perdu au milieu de nul part pour attendre le chef retenu par je ne sais quoi. Pas de bol, la voiture du chef en question tombe en rade et il décide de marcher jusqu'au bar des vampires. Là, on s'attend à ce qu'il appelle ses potes et que ça devienne enfin marrant, mais non ! Le gentil vampire décide d'aller dépanner le gars (j'ai toujours pas compris pourquoi). Evidemment ça part en vrille (enfin !) et le chef devient un vampire à son tour.
Là, on se redit, ça y est il va les attirer dans le bar. Bah, toujours pas ! Le chef rejoint ses potes, en transforme deux ou trois en vampires et... tout ce petit monde décide de braquer la banque. Bah quoi ? On a le droit d'être un vampire aux pouvoirs assez fantastique avouons le, et continuer à s'intéresser à l'argent. Non ? Je me disais aussi... Je vous fais grâce des détails de la fin. En gros, carnage devant la banque entre vampires, flics et gangsters pas transformé.
Bon, déjà le scénario est raté. Là, si vous l'avez pas vu, vous vous dites peut-etre que les effets spéciaux rattrape le film. Bah non ! Des chauve-souris en plastique, des lentilles de couleurs, des dents en plastique, un peu de fumée, pas mal de rouge bien rouge pour le sang. Un vrai film des 70's tournée en 90. Evidemment, c'est tout sauf bien joué par une pléïade de seconds rôles (on est loin du casting de rève du premier malgré la présence de T1000 en gentil braqueur). Et là, je me pose sérieusement la question : pourquoi Tarantino a-t-il produit ce truc ?
Le Titi Twister (le bar à vampire) apparait 2 minutes, les vampires (et leur morts) sont aussi ridicules que les dialogues, on s'ennuie ferme et surtout, pas trace de Salma Hayek. Et ça, c'est vraiment dommage.
A suivre... 1月21日 Nip/TuckComme en ce moment c'est mer d'huile... Non, pas mer d'huile, je sens venir le jeu de mot scato foireux...
Comme en ce moment c'est le calme plat dans ma vie de chômeur dans une ville inconnue où qu'il fait moche, je m'enfile... Houlà non, là ça sent le jeu de mot à tendance homosexuelle...
Comme en ce moment je branle rien... Ah merde, fais chier maintenant !
Comme en ce moment je fous rien de mes journée, j'en profite pour regarder un max de séries américaines inédites en France... Hum, bien sûr, tout cela est tout à fait légal, loin de moi l'idée de cautionner le pire tou pire.
Comme je suis sympa, a partir d'aujourd'hui, je vais te filer (plus ou moins régulièrement) quelques tuyaux. Après à toi de faire ton marché.
NIP/TUCK
Genre :
série opératoire en gros plan
L'histoire :
Sean McNamara et Christian Troy sont deux chirurgiens esthétiques à Miami. Amis et associé, ils dirigent leur clinique privé où tous les tarés du bistouri finnissent par arriver. En dehors de la salle d'opération où ils excellent, les deux médecins sont aussi ratés l'un que l'autre malgré leur réussite sociale. Sean voit sa famille imploser au fil des saisons et Christian baise à tour de bras pour cacher ses blessures et ses échecs.
Acteurs vu ailleurs :
- Le docteur Christian Troy est joué par le gars qui jouait Cole dans Charmed (et le docteur Fatalis dans les 4 Fantastiques mais est-ce bien la peine de l'enfoncer d'avantage)
- Plein de Guest Stars au cours des 4 saisons (dont JR de Dallas et Catherine Deneuve dans la dernière)
Violence :
Pas de grosse tuerie à l'horizon mais des idées et une ambiance bien glauques, parfois à la limite du supportable (adultère, pédophilie, viols, défigurations, prostitutions, machisme, sadisme etc...)
Sang :
Oui plein, rien n'est épargné au spectateur durant les interventions.
Nudité :
A l'américaine. Pas mal de bombes en lingerie fine mais pas un téton en vue. Pour toi, lectrice, les fesses d'à peu près tous les acteurs male.
Sexe :
Avec plaisir. Parties de jambes en l'air explicites dans presque tous les épisodes.
Fun :
Personnellement, j'acroche à l'humoir bien noir, bien crade et bien méchant de la série. Mais je suis un peu bizarre.
Emotivation :
Plein. Si les âmes sensibles réussissent à passer les scènes d'opération, ça devrait pleurer dans les chaumières tellement c'est poignant de voir toutes ces petites vies partir en cacahuètes.
A suivre :
Oui. Malgré les résumé plutôt bien foutus en début d'épisode, Il vaut mieux prendre la série (ou du moins une saison) au début et tout regarder dans l'ordre pour bien tout comprendre.
Mon avis à moi que j'ai :
J'ai accroché tout de suite à cette mignone petite série. Les personnages sont bien construits et on s'attache vite même aux plus tordus d'entre eux.
Les deux premières saisons valent vraiment le coup pour leur originalité et la construction des personnages.
La saison 3, très policière, est aussi très bancale et la fin est capilotractée à mort.
La saison 4 manque cruellement de rythme, de construction et donc d'intéret. 1月19日 Le balletVoilà bientôt deux mois que nous sommes arrivés dans cette ville étrange et humide d'Amiens.
Cath travaillant comme un enfant chinois avant une coupe du monde de foot, je reste seul, pauvre âme en peine, dans un appartement vide, à courir après ma propre queue, comme un chien rendu fou par cette présence incongrue.
Oui je sais, j'ai déjà sorti les violons pour me lamenter sur ma solitude, mais que veux-tu, j'ai besoin qu'on me plaigne de temps en temps. Ma vie est si dure...
On me dit que j'en fais des caisses et que ça se voit. Je vais donc continuer.
Heureusement, Cath est là pour s'occuper de ma vie sociale. Enfin, "heureusement" est peut-être un bien grand mot, puisque sa dernière trouvaille fut de me traîner de force pour aller voir un ballet.
Si si ! Un ballet ! Avec collants, tutu, moule-burnes et tous ces mystérieux accessoires qui font la beauté de la danse classique. Je pense notamment à l'anorexie, à l'absence quasi totale de poitrine ou encore aux pointes, ces chaussons renforcé pour que la danseuse puisse s'appuyer de façon tout à fait naturelle sur le bout de ses orteils. Le truc le plus étonnant, c'est que les danseurs sont hyper musclé que ça en devient rageant alors que les danseuses pèsent au maximum 20 kilos équipement compris.
Le ballet que nous sommes donc aller voir mardi soir fut Casse Noisette. Certains diront que le titre est bien choisi, mais je ne serais pas de ceux-là... Sinon Cath va me taper.
La salle du patelin dans laquelle je me suis retrouvé piégé pendant deux heures était remplie de gradins en bois, de vieux et de quelques enfants à qui ont avait du promettre un spectacle de magie ou un concert de M Pokora. Les pauvres. Si jeunes et déjà confronté aux désillusions de la vie.
Cath m'a casé entre elle et la barrière qui marquait la fin de la rangée de sièges, qui non seulement interdisait toute évasion discrète, mais qui en plus, m'empêchait de voir une bonne partie de la scène. Du coup, je n'ai vu que la moitié du spectacle. La moitié gauche.
D'après ce que m'a dit Cath sur le chemin du retour, je n'ai pas raté grand chose, la qualité des danseurs n'étant pas optimale. Et effectivement, j'ai bien remarqué, une fois ou deux, que certaines danseuses respirait un peu fort, comme si elles étaient essoufflées. C'te honte !
Après coup, j'ai appris qu'un ballet, ce n'est pas que de la musique et de la danse, mais que ça raconte aussi une histoire. Celle de Casse Noisette est la suivante (faut bien te culturer un peu) :
A Noël, on offre un casse-noisettes à une jeune bourge (oui, le casse-noisettes c'était un peu la PSP de cette époque). Comme la jeune bourge est super contente de son cadeau, elle le laisse sous le sapin et va dormir. Prise d'affreux remords (ou d'une envie folle de noisettes fraîches), elle se relève pendant la nuit pour récupérer l'ustensile. C'est alors qu'elle découvre que, dans le salon, les jouets (sûrement ceux de son frère, qui a toujours été l'enfant préféré de la famille et qui lui a eu droit à de vrais jouets) ont grandi et que des rats ont envahi la pièce. N'écoutant que son courage, la jeune fille fait quelque chose de courageux, ce qui permet au casse-noisettes de tuer le roi des rats (là, effectivement faut pas chercher à comprendre). Le casse-noisettes est alors libéré du sort qui l'emprisonnait et redevient le prince charmant tendance Ken (Ken de Barbie, pas Ken le Survivant) qu'il était en vérité. Pour remercier, la jeune fille de son courageux acte de bravoure, il l'emmène avec lui dans son château rempli de desserts (où elle rencontre sûrement grand-père Casse-noix).
Quand j'ai dit que le ballet racontait une histoire, j'ai pas dit qu'elle devait tenir debout. 1月18日 Superman ReturnsAujourd'hui j'ai décidé d'inaugurer une nouvelle rubrique consacrée aux films nazes.
En fait, il s'agit plutôt d'une reprise de ce que j'avais commencé sur le forum BDGest mais qui n'aura pas duré. Du coup, je vais continuer mes petits coups de gueule cinématographiques ici. Je pourrais même, dans un élan de fainéantise bien peu habituelle de ma part, aller retrouver mes petits pamphlets de l'époque pour te les proposer également sur cette page. Remarque, si je fais ça, ce serait uniquement pour illustrer une fois de plus mon immense talent littéraire, évidemment. Pour le bien de la science quoi.
Bref.
Je tiens à préciser à ton âme sensible de petit garçon peureux, pleurnichard et vindicatif, que les critiques qui fleuriront sur ce bleug seront écrites avec le sens aigu de l'art cinématographique de Max Pecas, les références encyclopédiques de Steevy et une objectivité digne des plus grands journalistes de Closer. Les choses étant claires, je me lance.
NB : le paragraphe précédent à été écrit au masculin. Toutes mes condoléance si tu es une féminin.
DANS LA SERIE "TROP DE NAVET TUE LE NAVET", JE TE PRESENTE SUPERMAN RETURNS
En ce début de millénaire, la mode à Hollywood est aux super héros. Comme toute mode, le phénomène n'est pas nouveau, finira par disparaitre et reviendra un jour. Le mieux, ce serait que la prochaine fois ce ne soit pas en même temps que la mode du jean dans les bottes, un malheur à la fois suffit.
Cette mode a produit quelques bons films bien fun avec de l'action, des collants, de l'action, de l'humour, de l'action, des effets spéciaux, de l'action et parfois même un scénario (pompé dans les comics). Je pense notamment aux Spidermen (un spiderman, des spidermen), à X-men 1 et 2 ou encore à Batman Begins.
Le problème, c'est qu'elle a aussi amené des bouses monumentales et là, la liste est longue : Dardevil, Electra, Les 4 Fantastiques, Hulk et l'abération Catwoman. J'en oublie surement, j'espère que tu m'excusera.
Une des dernières horreurs sortie : Superman Retuns.
Rien que le titre, sérieusement... Après Batman Begins et Superman Returns, on va avoir droit à Ironman Awakes ou à Captain America Jerks Off (si tu es non-anglophone, je te laisse chercher ce que to jerk off veut dire. A tes risques et périls). L'intention est louable, mais personnellement, je sais déjà que les verbe anglais prennent un s à la troisième personne du singulier.
Bon du coup Superman revient. Eh oui, parce qu'en fait, il était parti. Heureusement qu'on nous balance une vague explication rapide du pourquoi de son départ au début du film, mais personellement, je ne me souvenais pas des envies de vacances du super mec à l'époque de Christopher Reeves.
Je résume : en gros, les scientifiques terriens auraient cru repéré Krypton et du coup, le petit Kal'El (Kal'El ? Mais si tu sais ! Non ? Bon alors disons Superman) veut aller voir de ses propre yeux. Il enfile son collant et disparait 5 ans, sans réaliser que sa planète d'origine ayant explosé, il serait dificile d'observer quoi que ce soit. Il oublie de prévenir son amoureuse Loïs (qui dans ce film a de nouveau oublié que des lunettes ne suffisent pas à camoufler quelqu'un) et laisse les terriens dans leur merde.
En fait, il faut comprendre que des films avec Christopher Reeves, seul le premier compte.
Dans le même temps... Ah oui, j'oubliais de préciser que je balance un peu ce qu'il se passe dans ce merveilleux film. On appelle ça un spoiler (prononce spoïleur et pas se poiler, quoiqu'avec ce film...).
Donc, dans le même temps, le méchant chauve Lex Lutor est sorti de prison. Attention, je balance la raison donnée dans le film, elle est gigantesque : comme Superman n'est pas venu témoigner, la peine a été moins longue. A vue de nez, il a prit 15 jours. "Bon on aurait bien voulu vous mettre en prison à perpet' pour meurtre et tentative de dominer le monde mais malgré toutes les preuves, on aurait aimé que Superman vous enfonce encore un peu. Du coup, on va vous libérer tout de suite". Une fois dehors, Lex séduit une vieille qui meurt au début du film en lui léguant toute son immense fortune. Comme c'est pratique. Et crédible en plus !
Je vais m'arrêter là dans mon racontage pour te laisser un peu de suspense si tu veux voir ce film qui n'en contient pas.
Ce film est long, très long, incroyablement long (j'avais voulu mettre super long mais c'était lourd) . Pendant deux heures, on se tape :
- les lamentations du super héros qui a perdu la femme qu'il aime (mais qui n'est pas mariée, comme ça, elle peut lui revenir dans un propable deuxième épisode)
- l'insoutenable incertitude quant à l'identité du père du fils de Loïs qui a... 5 ans (mon Dieu, mais qui cela peut-il bien être à la fin, je n'en peux plus, donnez moi un indice. Il balance un piano sur un méchant ? Hum... Non, je ne vois toujours pas)
- les incohérences du scénario (l'agonie du Superman face à 10 gramme de kryptonite mais sa capacité à balancer une île entière de la même matière directement dans l'espace - merci Loic -)
- Les scènes d'actions complètements soporifiques
Je ne retiendrai que deux choses de ce film :
- La présence de Kevin Spacey, excellent acteur au demeurant mais qui semble s'être perdu sur un plateau où il n'avait pas grand chose à faire.
- Le clin d'oeil "c'est un oiseau... c'est un avion... c'est Superman" assez bien trouvé. 1月8日 Amiens, une ville qu'elle est bienRéjouis-toi, cher lecteur, grâce aux efforts conjugués de ma patience, de mon self-contrôle et de mon compte en banque, me revoilà sur la toile.
Coupé du monde internautique depuis plus d'un mois, j'en avais presque perdu la parole. Je suis resté prostré, roulé en boule entre deux cartons dans un coin de mon nouvel appartement si inhospitalier, allant même jusqu'à délaisser les joies les plus simples du sexe et de la Playstation. Seul, délaissé par Cath qui découvrait le monde merveilleux du travail payé au-dessus du smic (ça me laisse rêveur), loin de mes amis qui n'ont pas jugé utile de faire 900 bornes pour décharger le camion, je dépérissais à vue d'oeil.
Mais à présent, tout cela est bien fini. Je surfe à nouveau sur les vagues de l'information, zappant allègrement entre les news sur la Star-Ac, les sites des candidats à la présidentielle, les vidéos porno gratuites et les tchat d'attardés mentaux pré-pubères. Internet, c'est magnifique. Internet, c'est la vraie vie.
Une fois ma vie redevenue normale, j'ai pu commencer une petite étude comparative entre Amiens et Montpellier. Je te livre ici le premier jet.
Evoquons d'abord l'aspect géographique.
Si l'on prend n'importe quelle carte de France, on s'aperçoit qu'Amiens est nettement au dessus de Millau, ce qui fait de cette ville une ville du Nord. Deux conséquences à cela, il y fait plus froid qu'à Montpellier et il y pleut plus.
Certes, la première chose que nous avons fait en arrivant à Amiens fut de trouver un chauffagiste pour remettre les radiateurs en marche, mais depuis la température intérieure est très agréable et comme je ne sors qu'en cas d'extrême urgence (frigo vide ou passage à la FNAC), la température extérieure n'est finalement pas un problème.
Quant à la pluie, qui tombe plus souvent il est vrai, il suffit de dire qu'apparemment ici, ce phénomène météorologique est bien connu (tout comme la neige parait-il) et n'entraîne donc pas d'inondation. Peut-être cela vient-il du fait que les rues amiénoises ne sont pas construites en cuvette, mais je ne voudrais pas m'avancer.
Ensuite, j'ai pu remarquer une étrangeté topographique, lors de l'une de mes deux sorties depuis mon arrivée : les Amiénois ont eu la bonne idée de construire leur ville dans une plaine. Cela rend les déplacements sportifs (à pied ou à vélo) beaucoup plus agréables. J'ai toujours trouvé que marcher dans Montpellier était une horreur. Une fois sur deux, ça monte, c'est pénible.
Autre élément de surprise lors de notre arrivée à Amiens, la circulation automobile.
Déjà, les gens s'arrêtent lorsqu'un feu tricolore passe au rouge. Si si ! Et j'ai vérifié en plus : dans le code de la route, c'est bien ce qui est indiqué. Tout un monde qui s'écroule. Plus étonnant encore, certains s'arrêtent lorsque le feu passe à l'orange, même si c'est pour se garer trois mètres plus loin. Mais bon, il s'agit peut-être ici d'une exception, je préfère ne pas tirer de conclusion hâtive.
Mais la cerise sur le pompon du gâteau, c'est qu'à Amiens, il suffit de suivre les indications des panneaux pour arriver à destination. Je sens le Montpelliérain en toi s'esbaudir mais c'est la vérité. Moi-même, encore maintenant, j'ai du mal à m'en remettre.
Enfin, j'aimerais rassurer les sudistes sur le fait qu'on comprend parfaitement les gens d'ici lorsqu'ils parlent. Certes, ils ne disent pas "c'est quelle heure ?", ni "paing", ni même "enneculé oh" et personne ne rajoute une syllabe à "pneu", mais à part certains mots de vocabulaire étrange tel "gorgeon" ou "au revoêr", leur français est parfait.
11月20日 La fin d'une èreN'ayant pas trouvé le courage ni le temps malgré mon chômage (je dois finir Dragon Quest !), je n'ai pas raconté ici la fin (ni le milieu d'ailleurs) de nos vacances périgourdines. Sache donc qu'il a rarement fait beau, que la piscine n'a pas beaucoup été dérangée (Cath et Louc ont quand même réussi à y passer quelques minutes. Je suis en train de leur ériger une statue pour ça), que nous nous sommes pas mal balladé et que le Taxas Hold'em n'a plus de secret pour nous (accroche toi à ton calbard Patrick, j'arrive !).
Si je sors de ma torpeur pour débiter à nouveau ma vie sur ce blog ô combien intéressant, c'est que des changements radicaux se profilent (tellement qu'on va les prendre dans la face... profil/face... merci pour vos encouragements !) et que je me dois de laisser une trace pour la postérité.
Comme indiquait le sms envoyé à la moitié de mon répertoire (oui, moi aussi je fais le djeuns' de temps en temps) : "Voilà ! Dans 10 jours nous serons officiellement Picards !" (remarquez que ce texto est parti tel quel. On a beau se la jouer jeune, on est pas obligé d'écrire n'importe comment).
En effet, après une semaine à Amiens et des visites à n'en plus finir, nous avons trouvé notre nouvel appart' : à 15 minutes à pieds du centre ville, dans résidence récente, charmant 3 pièces de 60m² avec terrasse gigantesque où qu'on pourra faire des barbeuc (au moins deux mois par an).
Cath ayant eu le coup de foudre immédiat, mes prétentions quant à la location d'un appart' trois fois plus grand et trois fois plus cher n'ont pas fait long feu :
Cath : Je veux cet appart'
Sam : Mais...
Cath : Si je n'ai pas cet appart', j'étrangle la proprio avec ses intestincs, je brule tout Amiens puis je te mets une balle explosive dans la tête avant de retourner l'arme contre moi.
Sam : On va prendre cet appart'
Je t'épargne les détails, tractations, caprices, menaces, gros chèques, pleurnicherie et autres démarches administratives, mais nous sommes à présent à trois signatures du but.
La semaine passée a donc été longue. Aline et JF ont d'ailleurs du nous supporter tout ce temps, fous qu'ils ont été de nous accueillir. La semaine à venir risque d'être chargée aussi et je te ferai un compte rendu précis de chaque carton au fur et à mesure... Non, c'est pas chiant... Sache déja que 9 de ces cartons contiennent mes BD... Ah bah si, en fait t'as raison, c'est chiant !
9月19日 Ouiken'de à BordeauxDepart de Montpellier vendredi 15, 17h50.
4h00 de train.
A Bordeaux, il fait nuit et il pleut.
Arrivée chez Carole et Julien.
Dodo.
De la pluie au réveil.
Visite du centre ville... sous la pluie (à Bordeau, le tram est bien classe. A Montpellier aussi... sauf la ligne 2...)
Pizza chez La Mama (adresse à retiendre mais je l'ai pas retiendu)
De la pluie.
Achat du jeu Sortilège (dans la boutique Moi Jeux, adresse à retiendre mais toujours pas)
De la pluie.
Retrouvailles avec Marie...sous la pluie devant C&A.
Posage de cul dans le bar Ze Zem (sympatique bar à jeux, adresse à retiendre aussi, etc...)
Retour à l'appart, sous la pluie, via Champion pour faire le plain de munitions.
Soirée pendation de crémaillère avec des copains, du bon vin (merci Guillaume), des cadals, mais pas de babeuc pour cause de pluie (ah, vous aviez deviné ?)
Dodo en tas (mais comme on sait reconnaitre un hote de marque là où je passe, Cath et moi avons eu droit au bon lit. Carole et Julien ont donc droit à ma reconnaissance, les veinards).
Bricolage dès le lendemain aux aurores (vers 14h).
Course jusqu'à la gare pour le train de retour que nous sommes obligé de prendre, les forces du mal et de la SNCF n'ayant pas voulu que nous restâmes plus longtemps.
5 heures de train (youpi...)
Annulation de la soirée à l'appart pour cause de grosse fatigue générale.
The shield.
Dodo.
Une aventure épique au royaume du temps libreAvertissement : ce texte étant écrit à la première personne du pluriel et au passé simple, il peut heurter la sensibilité des plus jeune et des skybloger. Merci de votre attention.
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PROLOGUE : LA GENESE
Il fut un temps (déjà fort lointain) où le mot "vacances" signifiait pour moi "4 mois et demi de glande". Bien sûr je fais volontairement abstraction ici de ma période d'études universitaires pendant laquelle la glande a durée deux années ininterrompues.
Les années passant, il a bien fallu arrêter de déconner deux secondes et commencer à tâter un peu de ce monde du travail dont tout le monde parlait. Naïvement, j'acceptai de devenir responsable de nuit à l'hôtel Mercure Paris La Défense 5 et mis ainsi ma vie diurne et sociale de côté pendant un an. De son côté, Cath enchaîna les stages aux quatre coins de France et d'Allemagne.
Puis, nous reviendâmes nous installer à Montpellier. Têtue comme une mule, Cath continua à écumer les entreprises pharmaceutiques lyonnaises de renommée mondiale prétextant que c'était ce qui l'intéressait (je doute encore, mais vu que ça paye bien, je ferme ma gueule). Comme je m'ennuyais à ne rien faire d'autre que dormir, jouer à des jeux vidéo, lire de bons bouquins ou de bonne BD, écrire et que, surtout, le chômage à 24 ans n'est pas rémunéré du tout, je signai un CDD chez Genesys Conferencing (prononcer Djénézisse Conne férenne sinne gu) et découvris la vie trépidante de chargé de recouvrement créance.
Cath à Lyon, moi à Montpellier, il fallait vaincre la distance, la vie de célibataire et l'ennui.
L'été 2006 était bien entamé et les amis disponibles, nous avons donc pris notre courage à deux mains ainsi qu'une semaine de vacance.
CHAPITRE PREMIER : DES DEBUTS DIFFICILES
Vendredi 11 aout
Dès le premier jour, j'ai senti des forces obscures se dresser contre nous. Des forces obscures et sournoises. Jamais je n'avais vu d'armée plus décontractée, ses soldat faisant semblant de rien dans leur uniforme gris et bleu, vaquant nonchalamment à leurs occupations diverses, variées et mystérieuses. Pourtant nous étions arrivé dans leur QG (la gare de Montpellier) en avance pour ne pas rater notre train, mais le plan de la SNCF était trop bien rodé : c'est le train en question qui a eu 30 minutes de retard, nous empêchant du même coup d'attraper notre correspondance à Montauban. J'entend déjà les mauvaises langues et autres traitres à la cause (la mienne de cause) dire que prévoir 5 minutes de battement entre deux trains, c'est un peu juste, que c'est un peu notre faute, qu'on a été un peu con tout ça. Je n'aurai qu'un mot : jevousemmerdealleztousvousfairefoutre !
Reste que comme on a attendu 2 heures à Montauban pour chopper le train suivant à destination de Souillac, on a atterrit dans une pure pizzéria. Et attention de la pizzeria à emporter/livrer. Mais là Pizza Hut ou Domino's peuvent aller se rhabiller chez Tati. Déco de folie, modern et design classe, pizza de qualité, prix abordables et, cerise sur le gâteau, rince doigt qui sent même pas le citron ! Bon, le seul problème, c'est qu'ils ne livrent pas sur Montpellier... Dès que j'ai les infos, je te mets (toi gourmet lecteur) toute les info pour y aller de ma part !
Nous finîmes par chopper le train vers les vacances dans lequel je finis par m'endormir, éreinté par tant de péripétie et d'imprévus. Heureusement que Cath restait vigilante (ou dormait moins profondément, le mystère reste entier) car nous faillîmes (qu'est-ce que j'aime le passé simple) rater notre arret. Je crois n'être jamais descendu d'un train aussi vite !
Le coeur à 300 à l'heure, nous retrouvâmes sur le quai de la gare de Souillac, sous un soleil de plomb (mais bien caché derrière de gros nuages noirs), finalement heureux d'être arrivé. Les vacances commençaient.
TOU BI CONTINUEDE... 9月14日 The Brigitte Bardot's fondation presentsA la demande générale de Louc, je reviens sur ce bleug que j’ai lâchement abandonné sur la route des vacances. Tu sais ce que c’est, tant qu’un bleug est petit, il est mignon et rigolo, tout disproportionné, et on excuse ses bêtises. Et puis ça grandit, et ça devient fatigant. Les enfants s’en détachent et ne s’en occupent plus. Alors on part tous en famille et à la première aire d’autoroute qu’on croise, hop ! On laisse son bleug innocent attaché au réverbère à côté du cloaque qui sert de toilettes et on file sans se retourner. J’avoue. J’ai, moi aussi, cédé à la facilité et vendredi 11 août, j’abandonnai mon bleug en gare de Montpellier. Je sais, tu trouves ça cruel et dégueulasse et crois-moi, je bats ma coulpe et me repends sincèrement. La preuve, je suis allé à la gare ce matin, et j’ai récupéré mon bleug qui m’attendait sagement aux objets trouvés. Pour me faire pardonner, je lui ai ramené plein de bon manger des vacances.8月8日 InterviouveL'autre jour je reçoit le coup de fil d'une journaliste américaine, Kathy Twarms. Dans un fançais parfait (du genre de celui de Jodie Foster), elle m'a demandé si je voulais bien répondre à quelques-unes de ses questions. J'étais au boulot, donc j'ai dit oui. J'ai quand même demandé pour quel journal la miss travaillait : The Fucking Worst Bleugs Of The World Magazine. Si quelqu'un parle anglais, j'aimerais une traduction dans les plus brefs délais. Voici donc mon interview :
Note préambulaire : la journaliste me tutoie comme une malapprise (traduction du "you"). Moi qui suis poli et bien élevé, je la voussoie.
Kathy Twarms : Bonjour Sam-le-gris... te voilà désormais devenu célèbre pour tes frasques diverses et variées...
Moi : Vous allez me faire rougir...
Mais au milieu de tout ça une question brûle les lèvres du lecteur : pourquoi avoir choisi ce surnom de Sam-le-gris ?
Très bonne question !
Certains pensent que ce surnom, ou ce "pseudo" comme on dit sur Internet, viendrait d'une adoration pour le personnage de Gandalf créé par Tolkien qui porte le même surnom. Ou bien parce que la couleur grise met particulièrement bien mes magnifiques yeux verts en valeur.
Malheureusement, la vérité est bien plus triviale.
Ce surnom vient du fait que je suis bourré dès que l'occasion se présente.
C'est étrange j'aurais davantage parié sur l'adoration adolescente des personnages de Tolkien. Merci de nous avoir éclairé sur ce point.
Justement puisque vous en parlez, cela faisait partie de mes questions : de quand date ta dernière murge ?
La dernière date d'une soirée d'inauguration assez selecte. Que du beau monde ! Le tout Montpellier était présent. Ambiance feutrée, musique douce, alcool de choix... Les photos qui se sont retrouvé sur le bleug représentent assez mal la réalité.
Et ta toute première ?
Ma toute première ?
Tient, c'est étrange, je n'en ai aucun souvenir.
Il faudra que je demande des précisions à ma mère mais je crois que c'était vers 16 ou 17 mois... A présent toujours pour rester sur les surnoms, entrons davantage dans ton intimité : as-tu connu d'autres surnoms plus ridicules encore ? Si oui, quels sont-ils bien sûr ?
Bien sûr que j'ai eu des surnoms plus ridicules. On ne peut pas empêcher les fans de se livrer à ce genre de récupération intimiste et mièvre.
Les pire qui me revienne en tête sont "samounet", "mon canard" ou encore "l'étalon des banlieues".
Bien sûr, aujourd'hui, je paye des hommes pour faire passer l'envie aux gens de retenter ce genre d'expérience. J'ai aussi de très bons avocats.
J'ai entendu dire qu'on t'avait aussi parfois appelé "samichou", sans que tu protestes davantage. Déments tu ?
Vous ne trouverez personne (de vivant) pour prouver ça !
Pour voir jusqu'où va ta fourberie, je me demande quelle est l'excuse la plus bidon que tu aies sorti pour ne pas aller quelque part ?
Je n'ai rien à cacher.
L'excuse la plus bidon que j'utilise pour ne pas aller quelque part est très recherché : je penche la tête d'un côté ou de l'autre le plus longtemps à l'avance possible (au mieux quelques jours), je grimace de douleur de la façon la plus convaincante, j'essaye d'être le plus insupportable possible et je me plains d'un horrible torticolis.
Comme ça, non seulement, je ne peux pas sortir, mais en plus, si tout se passe bien, une charmante demoiselle se propose pour me masser.
Cette excuse est vraiment bidon ! C'est là que je regrette beaucoup de ne pas avoir d'appareil photo, pour voir cette fameuse grimace. Pourrais-tu nous l'illustrer à l'occasion ?
Cette photo est déjà sûrement dans un des albums du bleug...
Entrons encore plus dans ton intimité, puisque je sens que tu nous y pousses...
Attention, vous jouez sur les mots, n'allons choquer personne...
Et moi qui pensais à tirer, mais qui avait peur de faire dans le vulgaire...
…
Hum… Quel dessin animé a éveillé tes premiers émois amoureux ?
Il y en a moult, j'ai été assez précoce...
Citons donc par exemple l'ensemble des dessins animés japonais appelés "magical girls" où une gamine bien niaise se transforme en bombasse en passant par la case "nu à peine voilé" ; Cats Eyes et les combis moulants de ses héroïnes ; Lady Oscar ; Et bien sûr Niki Larson.
Je pourrais aussi citer d'autres DA moins connu tels que Metal Hurlant ou certains DA de Picha, mais j'étais déjà plus vieux à l'époque.
En revanche, je déments formellement toute rumeur me prêtant une fascination pour Andromède des Chevaliers du Zodiaque. Ce n'était que de la curiosité et d'ailleurs, à ce jour, rien n'est venu répondre à cette terrible question : mais putain est-ce un mec ou une nana, ce truc dans l'armure rose ?
Ne t'en fais pas tu as le droit d'avoir des tendances moins répandues, la population est devenue tolérante et ouverte d'esprit, rien en t'empêche de fantasmer sur des androgynes.
…
Je vois que tu restes un de ces hommes vexés dès que l'on évoque la possibilité d'une tendance homosexuelle. Je ne ferais pas de psychologie à 2 balles, mais si tu plais aux femmes, et en particulier à la tienne, le voile n'est-il pas déjà levé et les choses bien établies ? Quel besoin de se défendre si farouchement?
C’est que des rumeurs circulent…
On me prête une liaison triangulaire avec deux de mes amis dont je tairai le nom. Je réfute en bloc.
Enfin, soyons sérieux ! Croyez-vous vraiment que si j’étais homosexuel (certains diraient payday), je m’abaisserais à avoir des relations avec Bibi et Thex ? Je vaux mieux que ça !
Pour rester dans la femme un peu plus fatale, te souviens-tu de Lamu ?
Comment ai-je pu l’oublier ?
Je tiens d’ailleurs à rendre hommage aux créateurs et aux diffuseurs français qui ont laissé passer à la télé ce micro bikini léopard et nymphomane pour nous apprendre la vie, à nous gamins de huit ans…
Passons à des choses moins triviales…
Tu sembles féru de littérature fantastique et de jeux vidéos. Mais - et c'est une question légitime - as-tu une véritable vie à côté de ça ?
Mais c'est la vie !
Ca et le sexe, bien entendu !
Si tu penses que c'est ça la vie, décris moi une de tes journées idéales.
La journée idéale commence tôt, vers 14h / 14h30.
Je suis réveillé par les caresses de la créature de rêve qui partage mon lit (entre autres).
Entre la première ouverture timide d'une paupière encore lourde de sommeil (autrement et poétiquement appelé "caca des yeux") et la fin de la tasse de café taille XXL qui finit de me réveiller, je ne laisse jamais s'écouler plus de temps que nécessaire. Une heure, c'est bien suffisant.
C'est à ce moment là qu'idéalement à lieu la seconde étreinte amoureuse de la journée.
Tout cela nous amène autour de 16h / 16h30, heure à laquelle j'attaque vaillamment le dernier opus de Final Fantasy sorti, dans lequel je plonge et duquel seul un strip-tease efficace peut me sortir.
A 19h30, c'est l'heure de l'apéro. Entre amis si possible, à la maison, chez l'un d'eux ou dans un bar pas trop cher et sympa.
20h30 / 21h00 : restaurant. En couple ou entre amis.
23h00 : début de la soirée qui peut se résumer à faire l'amour (à deux mais idéalement en équipes) ou bien à passer une soirée entre amis à boire, jouer à divers jeux, boires, danser, boire etc...
Entre 01h00 et 6h00 du matin : fin de la soirée, je me couche et m'effondre si j'ai trop bu. Si ce n'est pas le cas, je lis deux ou 3 BD ou 200 ou 300 pages d'un bon roman. Ou bien je fais l'amour.
Finalement il n'y a pas assez d'heure dans une journée. La journée idéale devrait durer au moins 48 heures...
C'est quoi pour toi l'avenir ?
L'avenir...
J'aimerai répondre : des voitures qui volent, des robots à notre service, plus avoir besoin de travailler sans jamais manquer de rien, moi dernier homme au milieu de femmes lascives…
Mais la vérité est cruelle et le monde court à sa perte.
Souvenez-vous des dinosaures... L'Homme détruira l'Homme et la planète et dans très peu de temps !
Déjà Les Musclés ont disparus...
Et qu'on ne vienne pas me parler des soirées en boite avec Bernard Minet en guest star, ça sent la légende du genre monstre du Loch Ness à plein nez cette histoire...
Et le tien d'avenir ? A court terme ? A long terme ?
A court terme, des vacances.
A long terme, enfermé dans un bunker avec ma collection de BD.
Tu accepterais de t'enfermer dans un bunker en sachant que des centaines de BD continuent à sortir à l'extérieur ? Et que ta femme va devenir VIEILLE ???
Nous nous sommes mal compris. Si je m'enfermais dans un bunker c'est que la fin du monde serait proche. Les auteurs de BD seraient tous morts, et à 86 ans, j'aurais déjà épousé ma 4ème femme (une mannequin blonde de 20 ans ; Eddy Barkley est l’une de mes idoles) Un peu de philosophie à présent....
« Aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie »
Qui penses-tu capable d'écrire une telle phrase ?
Là, tout de suite je pense à Schwarzi dans une lettre à un condamné à mort Californien...
Et parmi tes copains, qui aurait pu la sortir ?
Bibi sûrement ! Et il aurait ajouté "espèce de petite vieille"
Qui est le plus grand philosophe parmi tes amis ? Peux-tu nous l'illustrer ?
Louc peut-être…
Bien que ce soit en fait le plus grand des imposteurs puisqu’il se contente de piller les citations de tous les grands penseurs de ce siècle et du précédent. Mais il reste une source de savoir intarissable. L’autre jour il me disait encore « monde de merde » !
Mais tous mes amis sont philosophe, il suffit pour s'en convaincre de faire un tour sur le site des déglingos....
Revenons à quelque chose de plus simple. Quelles sont tes qualités ?
Mon intelligence supérieure, ma beauté légendaire, mon humour fulgurant, mon talent au lit et bien sûr ma modestie.
Et quelles sont les autres qualités que tu aimerais avoir ?
Etre riche, c'est une qualité ?
C'est contestable, mais j'accepte cette réponse. Tu estimes donc qu'aucune autre qualité ne te serait utile au quotidien ?
Etre moins généreux, peut-être...
8月7日 Dernière ligne droiteEnfin ! Les vacances sont pour bientôt !
Plus que quatre jours et je sui sdans le train direction les bon petits plats périgourdin, la piscine et le soleil (parce que oui, il fera beau et chaud).
Déjà, pendant ce deuxième week-end avec Cath rien que pour moi, ça sentait les vacances. On a nettoyé l'appart, fait notre petite liste pour rien oublier le jour du départ, prévu pas mal de choses...
Encore quatre jour !
En attendant, on s'est fait un petit week-end tranquillou entre le ciné, la plage de nuit (pour voir des étoiles filantes timides cette année), le restau, les grasses mat'...
Besoin de vacances... Quatre jours.... |
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