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日志


3月22日

300

 
 
Promis, je t'embête pas longtemps.
 
Je viens de pondre une petite critique du film 300.
 
C'est ici que ça se passe :
 
 
Enjoy !
3月1日

Fistül will be back soon

 
Que de nouveauté en ce mois de mars tout neuf !
 
Déjà, j'ai retrouvé mon clavier dans le capharnaum qu'est mon bureau ainsi que l'adresse de ce blog qui a bien pris la poussière. Mais que veux-tu ? La vie est ainsi faite et les embûches sont nombreuses. Pour le coup, je me suis fait violence (pas trop quand même, je suis douillet... Pas le judoka de pièce jaunes bien sûr mais tu avais compris), j'ai mis Final Fantasy 12 sur pause (je sais, je suis un surhomme) et me voici.
 
Bon, c'est quand même pas une visite de courtoisie. J'ai des trucs à dire.
 
D'abord un peu de pub : Outremonde a déménagé. J'ai déjà corrigé le lien donc vas y vois si j'y suis (et en ce moment j'y suis).
 
Du coup, la transition est facile. Je suis en train de finir le deuxième épisode des aventures de Fistül. Le premier est toujours disponible en téléchargement là :
 
 
Le second le sera très bientôt.
 
Et comme je suis super sympa, je vous mets le début en esclu. Accroche toi à ton slip en mailles, c'est parti. 

- Ca ne peut pas durer comme ça !
 
- Qu'est-ce qui ne peut pas durer comme ça ?
 
- Ca ! Tout !
 
Fistül avait du mal à reprendre son souffle. Dans son dos, l'épée se balançait au rythme de ses inspirations désespérées.
 
- Moi, j'trouve qu'on s'en sort pas trop mal, dit-elle.
 
- Ah bon ! Parce que pour toi, tuer la moitié des gens qu'on croise c'est s'en sortir pas trop mal ?
 
- Oui. Si on les tuait tous, là ce serait vraiment quelque chose ! Mais tu n'es pas assez entraîné, pas encore assez fort.
 
- Et je m'enfuis toujours trop tôt, je sais. Tu me le répète assez souvent. Mais là, ils étaient quand même deux !
 
- Et alors ? Nous aussi
 
- C'est pas pareil !
 
- Excuse bidon. On aurait pu se les faire, et à l'aise encore. Un peu plus, deux minutes, et je décapitais le gros
 
- T'es vraiment une maniaque. T'as un vrai problème tu sais, avec le sang, la mort... T'as pensé à en parler à quelqu'un.
 
- Et qu'est-ce qu'on fait là ?
 
- Laisse tomber, t'as gagné !
 
Fistül s'extirpa péniblement du roncier dans lequel il avait sauté un bon quart d'heure auparavant. Il avait ainsi échappé à l'orc qui les poursuivait et s'en félicitait chaudement quoi qu'en pense cette empêcheuse de fuir en rond. C'est que, même s'il avait réussi à garder la tête sur ses épaules, le "gros" n'avait pas semblé en être reconnaissant pour autant. Peut-être que la mort de son compagnon, un grand échalas à tête de chien, y était pour quelque chose.
 
Tout en retirant les multiples épines qui constellaient son corps chétif, Fistül se remémorait les nuits passées. A la faveur de l'obscurité, ils n'avaient fait que peu de rencontres depuis qu'ils avaient quitté le clan, quelque trois semaines plus tôt. Trois semaines. Une éternité. Le gobelin ne se rappelait même plus quand il avait commencé à penser à la première personne du pluriel. L'épée était devenue la seule personne, non, la seule chose à qui... à quoi se raccrocher depuis qu'il était devenu un fuyard.
 
Fistül repris sa route, anxieux. Au moindre bruit suspect, il se figeait, prêt à bondir dans les buissons qui bordaient le ridicule sentier qu'il suivait.
 
- Tu sais, il est loin maintenant !
 
Il fallait toujours qu'elle fasse ses petits commentaires mesquins.
 
- Mouais, on sait jamais. J'ai aucune envie de me retrouver nez à nez avec lui s'il décidait de rebrousser chemin.
 
- Je ne pense pas que ce soit le genre de créature à se soucier de la dépouille d'un de ses compagnons. Ou de qui que ce soit d'ailleurs.
 
Fistül ne se donna pas la peine de répondre. Il s'était habitué à ce que l'épée ait le dernier mot.
 
Le premier quartier de lune qui brillait haut dans le ciel éclairait à peine la vallée qu'ils traversaient. Le gobelin s'étonnait d'ailleurs que sa compagne n'ait encore fait aucune remarque à ce sujet. Peut-être y échapperait-il cette nuit.
 
- Comment t'arrives à voir où tu poses tes pieds ? Il fait aussi sombre que dans le cul d'un troll.
 
Raté.
 
C'était reparti pour un tour. Ils allaient échanger les même arguments que chacune des nuits précédentes. Mais pour une fois que Fistül avait le contrôle de la situation, il avait décidé de ne céder sous aucun prétexte.
- Je vois très bien dans le noir.
 
- On appelle ça être nyctalope.
 
- C'est pas une insulte ça ?
 
- Ah ah ah ! Très original !
 
Hein ?
 
Spa grave !
 
- Ah ?
 
 Tu sais les gens civilisés vivent de jour, poursuivit-elle.
 
Les gens civilisés ne tuent pas par plaisir non plus.
 
- Je suis plus puissante de jour.
 
- Tu tuerais plus de gens encore.
 
- Ca dépend, on croiserait moins de coupe-jarret.
 
- J'en doute. Et puis, l'elfe de l'autre nuit n'avait rien d'un brigand.
 
- Il avait un arc ! Et puis, t'étais bien content de le bouffer, non ?
 
- ...
 
- Allez, sois sérieux, tu ne crains même pas la lumière du soleil.
 
- Je sais, mais ce serait renoncer à une tradition ancestrale, piétiner toute ma culture.
 
- Tu parles ! La seule culture de tes semblables, c'est bouffer des cadavres humains.
 
En général, la discussion s'arrêtait ainsi. Fistül faisait semblant de bouder, laissant ainsi le dernier mot à l'épée et il était tranquille jusqu'à la nuit suivante.
 
- Tu sais, c'est indispensable si tu veux vraiment accomplir la prophétie.
 
Sous le coup de la surprise, Fistül s'arrêta.
 
- Quoi ? Mais tu me l'avais jamais dit ça !
 
- Je sais, ça vient de me revenir.
 
- Comme par hasard...
 
- Si, c'est vrai. Je me souviens d'une phrase qui dit... Eh, t'as entendu ?
 
- N'essaie pas de changer de sujet !
 
- Chut.
 
Fistül tendit l'oreille à tout hasard. Il n'entendit rien d'autre que le calme de la nuit.
 
- Tu vois, y a rien du t...
 
Un cri étrange vrilla l'air. Fistül bondit dans le buisson le plus proche.
 
Du moins, il avait essayé. Ses pieds avaient bien quitté le sol, la trajectoire semblait bonne et il aurait du atterrir plus ou moins brutalement au milieu des branchages. Au lieu de quoi, il se retrouvait les quatre fers en l'air au milieu du sentier poussiéreux, incapable de se relever. Dans son dos, l'épée semblait encrée au sol.
 
- D'accord, d'accord. On va voir !
 
7月28日

Youpi tralala tsoin tsoin etc...

 

"Il est bien connu que pour réussir dans le commerce, il faut avant tout séduire le client. Et, niveau séduction, Hussard Pendragon avait de sérieux progrès à faire.

Il était petit et gras, son ventre proéminent reposant sur deux jambes minuscules. Au centre d’un visage lunaire, son nez écrasé était surmonté de gros yeux globuleux d’une couleur indéterminée et dont le blanc tirait plutôt sur le jaune strié de rouge. Enfin, pour couronner le tout, son crâne difforme, vaguement conique, n’avait jamais porté un seul cheveu.

Pourtant, un jour, il finit par trouver de quoi pallier son physique pour le moins ingrat.

A présent, Hussard vendait du dragon."

 
Ca y est, c'est le début de la consécration.
 
Après plusieurs semaine de travail acharné, à suer sang et eau pour pondre un texte cohérent, lisible et bien orthographié, le début de la saga d'Hussard Pendragon est disponible en téléchargement sur le site d'OutreMonde.
 
Et comme je suis un mec sympa, je te file le lien direct (et comme ça tu pourras aussi te régaler avec les textes des autres auteurs du forum) :
 
 
J'en profite pour remercier encore et encore miss Dulkera d'OutreMonde pour ses relectures et ses conseil.
Je remercie également l'ami Louc pour m'avoir permis de lui voler quelques idées et m'avoir sorti d'impasses à la con.
Mes remerciement vont également à :
- mes parents sans qui je ne serais pas là aujourd'hui ;
- Cath, sans qui je n'en serais pas là aujourd'hui aussi ;
- Bill Gates pour Words, sans qui j'écrirais tout ça à la main (et je déteste ça) ;
- ainsi, enfin, qu'à l'ensemble des auteurs qui m'ont influencés tout aux long de ces années de doutes qu'on appel l'adolescence (d'ailleurs j'aimerais savoir quand c'est supposé s'arrêter cette connerie).
 
Allez, maintenant, il me faut une illustration qui claque... 
 
Frangin, une illustration !
Frangin, une illustration !
Frangin, une illustration !
Frangin, une illustration !
Frangin, une illustration !
Frangin, une illustration !
7月3日

Et de 4

 
Ce soir, vu que je suis trop naze pour te déballer ma vie privée sur des lignes de texte d'un humour drolatique, je te laisse en compagnie du quatrième chapitre d'Hussard.
 
Toujours visible ici :
 
 
Oui, je sais c'est un peu court mais je suis crevé après un week end de folie en compagnie de Cath dans la fournaise de Lyon. Je te raconte tout ça bientôt, c'est promis.
 
Je ne t'oublie pas et t'embrasse, toi, fan adoré devant ton écran.
6月28日

Elan d'inspiration

 
Je suis tellement prolifique qu'il faudra bientôt un index digne de l'Encyclopedia Universalis pour connaitre l'ensemble de mon oeuvre. En attendant voici mes derniers méfaits, dispos sur OutreMonde :
 
Le chapitre 3 d'Hussard :
 
 
Un Matin comme les Autres ? (3) :
 
 
Régalez-vous à me descendre en flammes.
 
Mais sachez que "le train de vos insultes roule sur les rails de mon indifférence" (copyright George Abitbol).
6月15日

Un matin comme les autres ?

 
Salut toi !
 
On va faire court en ce début de soirée (et début de week-end pour moi. Oui, je sais, la vie est injuste. Mais si vous êtes pas content, jetez vous par une fenêtre du rez-de-chaussée).
 
Je fais juste cette petite note (elle est si mignonne) pour vous inciter gentillement à vous cliquer sur le lien ci dessous, et ce, à grands coups de pieds dans l'arrière train (j'évite exprès de dire cul, miches ou fion, si jamais des enfants purs venaient à passer par ici. J'ai jamais pu blairer les morveux, mais la putain de morale m'oblige à surveiller mon langage). 
 
 
Emerveillés, vous pourrez y découvrir, non seulement le fabuleux forum OutreMonde (je suis à peine payé pour leur faire de la pub, c'est une honte), mais encore ma nouvelle nouvelle, écrite avec beaucoup de talent (vous vous en doutez) et en une demi heure ce matin. Elle s'inscrit dans la "continuité" de celle que je vous ai livré ici même dans l'avant dernière note.
 
Promis, j'écris la suite d'Hussard bientôt...
 
Ah, et aujourd'hui, j'ai acheté ma deucensouassantième BD : Donjon Zenith 5, dessiné par Boulet (lien vers son blog en page d'accueil). Que du bohneur !  
6月14日

Le tram, c'est dangereux

 
Encore une fois, ma vie a été mise en péril ce matin. J'en tremble encore. Alors pour exorciser, j'ai écrit. Si un jour, dans des années et des années, quand les cafards, les scorpions et les magasins Pimkie domineront le monde, les survivants réduits en esclavage (et obligés de porter des fringues de la collection Loana) pourront se rassurer sur leur sort, finalement pas si terrible (moi même j'ai un petit top dos nu en strass très sexy...) :
 
 
 
 

Le tram s’est arrêté et ils étaient là. Horde glapissante prête à monter à l’assaut du moindre recoin inoccupé de la rame. Leurs cris glaçaient le sang, déchirant l’air frais du matin. Comment était-ce possible ? Jamais, on ne les avait vu si tôt. Moi qui pansait que le soleil leur était mortel.

Soudain une main décharnée s’est abattue sur la vitre de la porte. Je sursautai. Une goutte de sueur froide glissa le long de ma colonne quand je vis la main s’abattre mollement encore et encore. Et finalement trouver le bouton d’ouverture.

Les portes coulissantes s’écartèrent et la marée monstrueuse déferla sur moi. Sur moi et sur les pauvres malheureux qui étaient montés dans ce tram de l’enfer en ce fatidique matin. Je me secouai. C’est dingue ce qui peut vous passer par la tête dans des moments pareils. L’heure n’était pourtant pas à la poésie et aux belles phrases.

Je me raidis, plaqué contre la paroi vitrée, et retins mon souffle.

Les portes se refermèrent. Le tram repartit. Comment le chauffeur avait pu ne rien remarquer ? Seuls quelques chanceux avaient réussi à prendre la fuite. Je n’étais pas de ceux là.

Je ne pouvais m’empêcher de regarder leur peau flasque, distendue et pendante. Le terrible brouhaha de leur voix morne, caverneuse, gémissante ou haut-perchée ne couvrait pas le bruit de leurs dents s’entrechoquant qui me pétrifiait.

Une larme coula le long de ma joue, s’en était fait de ma vie. Là, comme ça, par un beau matin de juin que rien ne différenciait d’un autre, sur le chemin du boulot.

Un rire hystérique s’éleva… Le tram pris un virage trop rapidement et l’une des créatures bascula sur moi. Elle était étrangement chaude, comme vivante. Son haleine affirmait pourtant le contraire. Je serrai les dents, résigné.

Le tram freina puis s’arrêta. Les portes s’ouvrirent. La marée reflua. J’étais sauf. Ils ne m’avaient pas attaqué, ne m’avaient fait aucun mal. Pourquoi ? En regardant autours de moi, je lu dans les regards des autres voyageurs que je n’étais pas le seul à me poser cette question.

Peut être que ce qu’on disait sur eux était faux finalement… Peut-être étaient-ils inoffensifs…

Non, impossible ! Ils nous avaient tous contaminé !

Nous tous !

Moi aussi…

Moi aussi, je deviendrai un vieux…

 
 
 
 
 
Et au passage j'en profite pour avoir la pensée du jour, pour tout ceux qui passe des oraux, des exams ou des analyse d'urine. Bon courage.
6月12日

A star is born

 
Parce que tu n'en peux plus d'attendre la suite des palpitantes aventures de mon vedettariat, je te mets en ligne, comme ça, au débotté, et avant d'aller rejoindre le pays des songes pour faire la peau à un ou deux bisounours, la suite et la fin du premier chapitre de "Hussard Pendragon". Ne soit pas triste j'essaie de te pondre la suite dès que possible...
 
Si vous avez manqué le début de ce futur chef d'oeuvre (hum...), dirigez vous sans paniquer vers la note "Toi aussi découvre la star cachée en moi".
 
And now, ladies and gentleman, enjoy this incredible show of mysteries and magic !
 
Et pour ceux qui ne parlent pas anglais :
 
Et maintenant Dames et Gentilshommes, profitez le incroyable spectacle de mystères et magie !
 
 
[...]

L’homme était gigantesque et avait certainement du se baisser pour pénétrer dans la boutique. Ses larges épaules masquaient presque totalement la lumière qui avait déjà dû se frayer péniblement un chemin à travers les nuages et les carreaux sales de la porte vitrée. Sa tenue ne laissait aucun doute quant à son origine. Un simple pagne, taillé dans la peau vaguement tachetée d’une bête sûrement féroce, cachait sa virilité la plus intime. Des bottes de la même matière couvraient ses pieds et ses mollets. Partout ailleurs ses muscles nus et saillants luisaient, comme huilés par la pluie. Seul un éclair qui serait tombé pile au bon moment aurait pu rendre cette entrée plus théâtrale, mais apparemment, le ciel n’avait pas voulu y mettre du sien.

 

L’homme était, sans nul doute possible, un barbare. Ce terme très générique désignait les peuplades qui vivaient hors des frontières du royaume et dont les tribus étaient trop nombreuses et trop insignifiantes pour que quiconque perde son temps à retenir leur nom. De l’opinion générale, les barbares ne côtoyaient les autres hommes que pour se battre ou pour troquer le gibier de chasses frénétiques et dangereuses. Pourtant, certains d’entre eux quittaient parfois leur désert, steppe ou banquise natale pour les grandes cités du royaume où ils trouvaient un travail comme homme de main, garde du corps ou tout autre métier qui nécessitait une grande force physique ou une carrure impressionnante. D’autres encore rejoignaient un quelconque groupe d’aventurier pour parcourir le monde à la recherche de richesses. Le barbare, un barbare des terres du Sud à n’en point douter, qui se tenait devant Hussard (et qui le dépassait d’un bon mètre) avait choisi cette dernière option.

 

Ce n’était pas la première fois que les deux hommes aux gabarits si différents se rencontraient. Le marchand avait fait la connaissance du barbare trois mois plus tôt, lorsqu’une de ces troupes en quête de danger était venue le voir pour assurer un débouché commercial à la chasse au dragon qu’elle désirait entreprendre. En réalité, ce n’était pas tant le dragon que son légendaire trésor qui intéressait les aventuriers, mais en cas de rencontre fortuite avec le monstre, la perspective de tirer quelque richesse supplémentaire de sa dépouille n’avait pas échappé au groupe foncièrement pragmatique.

 

Le retour du géant était synonyme de joie pour le petit homme. Même si la perspective de devoir à nouveau dépecer, découper et patauger dans les entrailles de la bête ne l’enchantait guère, celle de pouvoir refaire ses stocks, honorer ses dernières commandes et, donc, de faire de nouveaux et gigantesques profits le mettait dans un état d’excitation fébrile.

 

Aussi, fit-il tout pour que son accueil au barbare soit des plus chaleureux.

 

- Quel plaisir de vous revoir, cher ami. Je suis enchanté de voir que vous êtes revenu plus vite que prévu… et vivant de surcroît.

 

Hussard tenta alors de jeter un œil derrière l’impressionnante masse du barbare.

 

- Vos amis ne sont pas avec vous ? Ils sont saints et saufs j’espère, dit-il en espérant de tout cœur que quelques-uns aient péri dans l’aventure pour économiser sur les coût de main d’œuvre, prohibitifs. Peut-être gardent-ils la dépouille du monstre que…

 

A cet instant précis, Hussard assista à l’une des choses les plus extraordinaires de sa vie pourtant mouvementée. Interrompant le dragoniste dans sa tirade, le barbare fondit en larmes et s’écroula à genou pour pouvoir pleurer sur l’épaule du marchand. Pendant un long moment, le petit homme ne sut comment réagir et se contenta de tapoter mécaniquement le dos de cette brute de plus de deux mètres qui gémissait comme un petit garçon. Hussard finit par reprendre ses esprits, ferma la bouche et mit de l’ordre dans ses idées. Puis, tout en berçant lentement le colosse dans ses bras minuscules, il tenta de le consoler d’une voix douce :

 

- Là, c’est fini ! Vous n’avez plus rien à craindre ! Calmez-vous, tout va bien ! Allons, allons, racontez-moi tout.

 

Hussard aida le barbare à se relever, l’emmena dans l’arrière boutique et l’installa aussi confortablement que possible dans un canapé d’un goût douteux. Ce dernier gémit sous le poids, rassembla ses forces et tint bon. Le dragoniste s’installa à son tour dans un fauteuil à sa taille et pria son visiteur de s’expliquer. Après avoir bruyamment reniflé, le géant commença à raconter son périple.

 

*

 

Plus tard dans la soirée, après avoir de nouveau fait ses comptes, Hussard Pendragon revint sur les propos du barbare.

 

Non seulement il n’avait pas eu son dragon, ce qui risquait de le mettre en difficulté pour honorer certaines commandes urgentes (la poudre tirée de l’appareil génital d’un dragon avait des vertus aphrodisiaques puissantes et se vendait plus que bien à un prix plus qu’élevé), mais l’échec de cette expédition soulevait un problème plus grave. Le manque de personnel qualifié dans cette branche devenait critique et bientôt ses fournisseurs, déjà rares, se feraient inexistants. Lui, n’aurait alors plus qu’à mettre la clé sous la porte.

 

En y repensant, cette équipe d’aventurier était vouée à l’échec dès le début, Hussard l’avait tout de suite pressentit. Trop peu nombreux, sept à peine, trop peu préparés, trop peu armés. On était loin des troupes entières de mercenaire qui marchaient fièrement pour bouter les Grands Vers. A l’époque les exploits de Sire Jéhon résonnaient à travers tout le royaume et Hussard se lançait dans la plus grande aventure commerciale de sa vie. La plus dangereuse aussi. C’était le bon temps...

 

A cette pensée, le dragoniste oublia un instant ses problèmes d’intendance pour se laisser aller à une mélancolie bien compréhensible.

 

 

 

 

Voilà les enfants c'est tout pour aujourd'hui. Faites de beau rèves...

6月9日

Toi aussi, decouvre la star cachée en moi !

 

 

Hier soir, j'ai rien foutu de plus excitant que de me vautrer dans mon canap' pour me mater deux DVD :

- Constante, film américain au croisement entre Matrix (pour l'idée du monde derrière le monde et Kiniou Rive) et L'Associé du Diable (pour le côté diabolique et Kiniou Rive). Sympa.

- Arahan, film coréen au croisement entre matrix - décidément - (pour les cascades et l'idée de l'élu) et Crazy Kung Fu (pour quasi tout le reste). Me suis bien marré.

Cette note aurait pu s’arrêter là.

A la rigueur, j’aurais pu dévoiler mes talents de critique de cinéma sur 200 lignes d’analyse reloue (oui, le verlan s’accorde !). Mais non.

Ce que je vais vous dévoiler aujourd’hui (attention, rien dans les mains, rien dans les manches…) c’est mon talent de narrateur, d’écrivain, bref, de futur auteur à succès. Talent qui me vaudra, j’en suis persuadé, le prix Jules Verne (le prix Jules Verne est un prix littéraire pour une œuvre SF, bande d’incultes) et, si possible, des revenus aussi confortable que ceux de Stephen King, J. K. Rowling ou J.R.R. Tolkien.

(On me signal qu’il y a beaucoup trop de K dans la phrase précédente. Pour la peine, je balance l’info du jour que vous pourrez ressortir en dîners mondains et ainsi faire croire à tout le monde que vous savez lire : le K de J. K. Rowling ne veut rien dire, c’est un ajout voulu par l’éditeur pour se la raconter sur les couvertures de Harry Potter. Cela expliquerait peut-être le succès de ces romans).

Donc, j’ai décidé unilatéralement (putain, 7 syllabes !), parce que c’est un peu mon bleugh et que je fais ce que je veux (le premier qui parle de cheveux, c’est direct chez le proviseur et mot aux parents dans le cahier de correspondance), de vous prépublier mon œuvre majeur inachevée.

Comme ça, soit vous me pousserez à continuer en m’encourageant de vos commentaires dithyrambiques, soit vous me pousserez par la fenêtre en descendant en flamme le travail de toute une vie.

Certains ont déjà lu ces lignes. Qu'ils se rassurent, ils auront de l'inédit dès que j'aurai tout réécrit ce qui vient après. Et puis ce n'est pas parce qu'ils n'aiment pas qu'ils doivent dégouter les autres ! D'avance merci.

 

 

1

 

Hussard Pendragon faisait ses comptes dans son arrière-boutique pour la quatrième fois de la journée, quand il fut interrompu par le tintement de la petite clochette suspendue au-dessus de la porte d’entrée de son échoppe.

Si Hussard aimait faire ses comptes à longueur de journée (en particulier s’il avait fait quelques bénéfices, ce qui était fréquent), ce n’était rien comparé à la joie que lui procurait le son cristallin de la clochette. Il louait tous les jours les bienfaits de la technique moderne et le nom de son cousin Byzantin (ou Zantin comme il se plaisait à le surnommer), qui la lui avait installé (gratuitement) quelques mois auparavant. Pour Hussard, chaque tintement de clochette était synonyme de bonnes affaires et de profits, à de rares et très désagréables exceptions près.

Il faut dire que Hussard Pendragon était un commerçant des plus doués. Dès son plus jeune âge, l’argent l’avait fasciné. Si ce trait de caractère se retrouve chez beaucoup, Hussard, plus intelligent ou plus rusé que la plupart de ses contemporains, avait vite compris qu’on ne faisait pas fortune en partant à la chasse au trésor ou en guerroyant à travers de lointains royaumes. Ca, il le laissait à d’autres. Selon lui, la seule façon de connaître richesse et profits passait par une bonne pratique des simples méthodes commerciales.

Ce moyen, moins chevaleresque ou romantique, était certes peu chanté par les bardes, n’apparaissait que dans deux ou trois œuvres de poètes avant-gardistes et n'était dépeint sur aucune tapisserie, mais il restait quand même beaucoup plus efficace et bien moins dangereux, si l’on oubliait les quelques clients mécontents ayant les moyens de vous le faire savoir.

C’est ainsi que, la tête bourrée d’arguments de ce type, Hussard avait fait ses classes sur les bancs de la Royale Académie du Kommerce, des Echanjes et du Troc, la prestigieuse et renommée R.Ac.K.E.T.. Il étudia alors sans relâche, sortant peu et ne côtoyant ses condisciples que lorsqu’il y était forcé. Sept ans plus tard, il était ressortit de l’Académie avec fierté et un diplôme valable dans tout le royaume et même au-delà de ses frontières, dans certaines rares contrées civilisées.

Malgré un talent certain, les débuts de sa carrière furent difficiles. Il est bien connu que pour réussir dans ce métier, il faut avant tout séduire le client. Et, niveau séduction, Hussard avait de sérieux progrès à faire. D’ailleurs, il avait raté la place de major de promotion au profit d’un bellâtre médiocre dont le seul mérite fut d’être un parent du roi. Hussard, honteux et dépité, avait du se contenter d’une vulgaire mention très bien lors de ses examens. Tout ça parce que ses notes en charisme avait été à la limite de la nullité tout au long de son cursus.

En effet, en contrepartie de ce don inné pour le commerce, la nature semblait s’être acharnée sur Hussard Pendragon. Il était petit et gras (ce qui ne s’arrangeait pas avec l’âge), son ventre proéminent reposant sur deux jambes minuscules. Au centre d’un visage lunaire, son nez écrasé était surmonté de gros yeux globuleux d’une couleur indéterminée et dont le blanc tirait plutôt sur le jaune strié de rouge. Enfin, pour couronner le tout, son crâne difforme, vaguement conique, n’avait jamais porté un seul cheveu.

Ses professeurs, désespérés par tant de laideur et cherchant à bien faire (pour l’image de l’Académie plus que pour Hussard, notez), lui avaient souvent conseillé d'aller voir un praticien en magie esthétique pour obtenir enfin (contre un prix négocié, bien entendu) un physique à la hauteur de sa profession. Mais Hussard avait toujours refusé, victime d'un ego surdimensionné et d’une méfiance exagérée de la magie.

 Les premières années après sa sortie de l’Académie furent chaotiques. Hussard avait vendu tout et n’importe quoi, passant d’une bourgade à une autre avec d’autres commerçants itinérants, faisant du porte à porte dans les grandes villes, ou en participant à divers trafics plus ou moins dangereux. A chaque fois, il espérait sincèrement faire suffisamment de profits pour enfin pouvoir s’installer à son compte et ouvrir une boutique à lui dans la capitale du royaume. Et à chaque fois sa situation empirait. Pourtant, un jour, il finit par trouver de quoi pallier son physique pour le moins ingrat.

Hussard vendait du dragon.

Il est de notoriété publique, et ce depuis des siècles, que toute partie d’un dragon a son utilité, et pas uniquement pour le dragon lui-même. Griffes, cœur, poumons, langue, cornes, écailles, sang, et j’en passe… sont utilisés comme bijoux, ingrédients magiques ou médicaux, armes ou armures... Hussard connaissait chacune des propriétés et des utilisations possibles des produits qu’il vendait et tous lui étaient source de profit.

L’inscription sur sa vitrine lui était donc venue presque naturellement : « Dans le dragon, tout est bon ! »

Le seul problème de son entreprise était de trouver suffisamment de fournisseurs, à la fois sérieux et bon marchés, pour éviter la rupture de stock. Et, en ce début d’après midi pluvieux, la chance venait de lui en amener un.

 

 

(à suivre… quel suspense insoutiendable !!!)