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3月22日 300Promis, je t'embête pas longtemps.
Je viens de pondre une petite critique du film 300.
C'est ici que ça se passe :
Enjoy ! 3月1日 Fistül will be back soonQue de nouveauté en ce mois de mars tout neuf !
Déjà, j'ai retrouvé mon clavier dans le capharnaum qu'est mon bureau ainsi que l'adresse de ce blog qui a bien pris la poussière. Mais que veux-tu ? La vie est ainsi faite et les embûches sont nombreuses. Pour le coup, je me suis fait violence (pas trop quand même, je suis douillet... Pas le judoka de pièce jaunes bien sûr mais tu avais compris), j'ai mis Final Fantasy 12 sur pause (je sais, je suis un surhomme) et me voici.
Bon, c'est quand même pas une visite de courtoisie. J'ai des trucs à dire.
D'abord un peu de pub : Outremonde a déménagé. J'ai déjà corrigé le lien donc vas y vois si j'y suis (et en ce moment j'y suis).
Du coup, la transition est facile. Je suis en train de finir le deuxième épisode des aventures de Fistül. Le premier est toujours disponible en téléchargement là :
Le second le sera très bientôt.
Et comme je suis super sympa, je vous mets le début en esclu. Accroche toi à ton slip en mailles, c'est parti.
- Qu'est-ce qui ne peut pas durer comme ça ?
- Ca ! Tout !
Fistül avait du mal à reprendre son souffle. Dans son dos, l'épée se balançait au rythme de ses inspirations désespérées.
- Moi, j'trouve qu'on s'en sort pas trop mal, dit-elle.
- Ah bon ! Parce que pour toi, tuer la moitié des gens qu'on croise c'est s'en sortir pas trop mal ?
- Oui. Si on les tuait tous, là ce serait vraiment quelque chose ! Mais tu n'es pas assez entraîné, pas encore assez fort.
- Et je m'enfuis toujours trop tôt, je sais. Tu me le répète assez souvent. Mais là, ils étaient quand même deux !
- Et alors ? Nous aussi
- C'est pas pareil !
- Excuse bidon. On aurait pu se les faire, et à l'aise encore. Un peu plus, deux minutes, et je décapitais le gros
- T'es vraiment une maniaque. T'as un vrai problème tu sais, avec le sang, la mort... T'as pensé à en parler à quelqu'un.
- Et qu'est-ce qu'on fait là ?
- Laisse tomber, t'as gagné !
Fistül s'extirpa péniblement du roncier dans lequel il avait sauté un bon quart d'heure auparavant. Il avait ainsi échappé à l'orc qui les poursuivait et s'en félicitait chaudement quoi qu'en pense cette empêcheuse de fuir en rond. C'est que, même s'il avait réussi à garder la tête sur ses épaules, le "gros" n'avait pas semblé en être reconnaissant pour autant. Peut-être que la mort de son compagnon, un grand échalas à tête de chien, y était pour quelque chose.
Tout en retirant les multiples épines qui constellaient son corps chétif, Fistül se remémorait les nuits passées. A la faveur de l'obscurité, ils n'avaient fait que peu de rencontres depuis qu'ils avaient quitté le clan, quelque trois semaines plus tôt. Trois semaines. Une éternité. Le gobelin ne se rappelait même plus quand il avait commencé à penser à la première personne du pluriel. L'épée était devenue la seule personne, non, la seule chose à qui... à quoi se raccrocher depuis qu'il était devenu un fuyard.
Fistül repris sa route, anxieux. Au moindre bruit suspect, il se figeait, prêt à bondir dans les buissons qui bordaient le ridicule sentier qu'il suivait.
- Tu sais, il est loin maintenant !
Il fallait toujours qu'elle fasse ses petits commentaires mesquins.
- Mouais, on sait jamais. J'ai aucune envie de me retrouver nez à nez avec lui s'il décidait de rebrousser chemin.
- Je ne pense pas que ce soit le genre de créature à se soucier de la dépouille d'un de ses compagnons. Ou de qui que ce soit d'ailleurs.
Fistül ne se donna pas la peine de répondre. Il s'était habitué à ce que l'épée ait le dernier mot.
Le premier quartier de lune qui brillait haut dans le ciel éclairait à peine la vallée qu'ils traversaient. Le gobelin s'étonnait d'ailleurs que sa compagne n'ait encore fait aucune remarque à ce sujet. Peut-être y échapperait-il cette nuit.
- Comment t'arrives à voir où tu poses tes pieds ? Il fait aussi sombre que dans le cul d'un troll.
Raté.
C'était reparti pour un tour. Ils allaient échanger les même arguments que chacune des nuits précédentes. Mais pour une fois que Fistül avait le contrôle de la situation, il avait décidé de ne céder sous aucun prétexte.
- Je vois très bien dans le noir.
- On appelle ça être nyctalope.
- C'est pas une insulte ça ?
- Ah ah ah ! Très original !
Hein ?
Spa grave !
- Ah ?
Tu sais les gens civilisés vivent de jour, poursuivit-elle.
Les gens civilisés ne tuent pas par plaisir non plus.
- Je suis plus puissante de jour.
- Tu tuerais plus de gens encore.
- Ca dépend, on croiserait moins de coupe-jarret.
- J'en doute. Et puis, l'elfe de l'autre nuit n'avait rien d'un brigand.
- Il avait un arc ! Et puis, t'étais bien content de le bouffer, non ?
- ...
- Allez, sois sérieux, tu ne crains même pas la lumière du soleil.
- Je sais, mais ce serait renoncer à une tradition ancestrale, piétiner toute ma culture.
- Tu parles ! La seule culture de tes semblables, c'est bouffer des cadavres humains.
En général, la discussion s'arrêtait ainsi. Fistül faisait semblant de bouder, laissant ainsi le dernier mot à l'épée et il était tranquille jusqu'à la nuit suivante.
- Tu sais, c'est indispensable si tu veux vraiment accomplir la prophétie.
Sous le coup de la surprise, Fistül s'arrêta.
- Quoi ? Mais tu me l'avais jamais dit ça !
- Je sais, ça vient de me revenir.
- Comme par hasard...
- Si, c'est vrai. Je me souviens d'une phrase qui dit... Eh, t'as entendu ?
- N'essaie pas de changer de sujet !
- Chut.
Fistül tendit l'oreille à tout hasard. Il n'entendit rien d'autre que le calme de la nuit.
- Tu vois, y a rien du t...
Un cri étrange vrilla l'air. Fistül bondit dans le buisson le plus proche.
Du moins, il avait essayé. Ses pieds avaient bien quitté le sol, la trajectoire semblait bonne et il aurait du atterrir plus ou moins brutalement au milieu des branchages. Au lieu de quoi, il se retrouvait les quatre fers en l'air au milieu du sentier poussiéreux, incapable de se relever. Dans son dos, l'épée semblait encrée au sol.
- D'accord, d'accord. On va voir !
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